Le directeur général de l’Agence nationale pour l’amélioration et le développement du logement (AADL), Riyadh Qamdhani, a livré de nouvelles précisions très attendues par les souscripteurs du programme AADL 3, en confirmant que les prix seront alignés sur ceux du Logement Promotionnel Aidé (LPA). Annoncée lors du lancement de chantiers à Saïda et Médéa, cette orientation financière clarifie désormais le cadre du programme, qui ambitionne la réalisation de 200 000 unités avec des standards de construction considérablement renforcés.
« Les tarifs seront proches du LPA », a affirmé M. Qamdhani, rappelant qu’un F3 devrait avoisiner 3,5 millions de dinars et un F4 près de 4,4 millions de dinars, avant subvention. Le ministre de l’Habitat, Mohamed Tarek Belaribi, avait déjà souligné que cette légère hausse par rapport à l’AADL 2 demeure justifiée par l’inflation des matériaux, tout en garantissant que « les prix ne dépasseront pas le plafond du LPA ». Les variations régionales resteront limitées, notamment dans les grandes agglomérations.
Des normes techniques nettement renforcées
Le DG a insisté sur le fait que, malgré la maîtrise des coûts, le programme connaît un véritable saut qualitatif. Les logements AADL 3 intègrent désormais l’application obligatoire du nouveau règlement parasismique RPA 2024, garantissant une meilleure résistance des structures et un niveau de sécurité supérieur par rapport aux précédents programmes. À cela s’ajoute la généralisation du chauffage central collectif dans tous les immeubles, une mesure introduite sur instruction directe du ministre de l’Habitat pour améliorer le confort thermique des résidents tout au long de l’année.
Il a en outre expliqué que les nouvelles conceptions architecturales ont été élaborées par de jeunes ingénieurs algériens, « sur la base d’un nouveau concept d’urbanisation », avec des espaces verts plus vastes, une meilleure gestion des circulations internes et une approche esthétique modernisée. L’ensemble vise à faire du programme AADL 3 un modèle de durabilité, de sécurité et de confort pour les familles.
Un dispositif de paiement progressif et plus souple
Le volet financier a également été affiné pour accompagner les ménages. Le dispositif de paiement repose sur un apport initial de 10 %, suivi de trois tranches supplémentaires de 7 % chacune, permettant aux souscripteurs de planifier plus aisément leur engagement sur les premières années. Le solde de 69 % est étalé sur une période pouvant atteindre 25 ans, avec des mensualités estimées à 6500 DA pour un F3 et 8200 DA pour un F4, ce qui maintient le programme dans une fourchette accessible pour les ménages à revenu moyen. Les responsables soulignent que cette formule de financement reste l’un des atouts majeurs de l’AADL 3, car elle permet de concilier modernité des logements, prix maîtrisés et souplesse budgétaire, dans un contexte marqué par la hausse générale des coûts des matériaux de construction et de la main-d’œuvre.
Des chantiers lancés dans plusieurs wilayas
Sur le terrain, les autorités accélèrent la cadence. Après le lancement du premier projet de 11 650 logements à Constantine par le président Abdelmadjid Tebboune, de nouveaux chantiers ont été ouverts, notamment 2000 unités à Saïda, dans le pôle urbain d’Ouled Khaled, ainsi que 1400 logements à Médéa. Ces opérations s’inscrivent dans un programme global de 46 000 logements AADL 3 prêts à être lancés dans plusieurs wilayas. Inscrit dans la loi de finances 2025, le programme AADL 3 prévoit la construction de 200 000 unités, tandis que 250 000 logements toutes formules confondues devraient voir leurs travaux démarrer avant fin 2025.
Par : S.A.B.












