La secrétaire générale du Parti des Travailleurs, Louisa Hanoune, a estimé jeudi que la situation sociale en Algérie demeure « meilleure » que celle observée en France, en dépit de certaines insuffisances. S’exprimant lors d’une rencontre avec des militants, la porte parole du PT a dressé un tableau critique de la conjoncture sociale française, qu’elle qualifie de « catastrophique ».
Elle attribue cette dégradation aux politiques économiques et sociales mises en œuvre ces dernières années, qu’elle juge responsables de l’appauvrissement d’une partie importante de la population. À l’inverse, Louisa Hanoune met en avant la spécificité du modèle algérien, fondé sur le maintien du caractère social de l’État. Elle a, à ce titre, souligné la poursuite des transferts sociaux et des dispositifs de soutien aux produits de première nécessité, qu’elle considère comme des mécanismes essentiels pour préserver un minimum de justice sociale et protéger les catégories les plus vulnérables.
La dirigeante du Parti des Travailleurs n’a toutefois pas occulté les limites du système national. Elle a reconnu l’existence de dysfonctionnements et d’insuffisances persistants, appelant à des réformes susceptibles de consolider les acquis sociaux et d’améliorer les conditions de vie des citoyens.
Au-delà de ce constat, elle a développé une lecture plus globale des enjeux politiques. Défendant la participation électorale, elle la considère comme un levier stratégique pour porter les revendications des travailleurs, des jeunes, des femmes et des couches populaires. Inscrivant son analyse dans un contexte international marqué, selon elle, par une crise du système capitaliste, elle évoque l’émergence de nouvelles forces politiques en rupture avec les partis traditionnels.
Sur le plan national, elle plaide pour un changement profond, appuyé par une mobilisation populaire, tout en soulignant le rôle essentiel d’une opposition forte, qu’elle qualifie de « soupape de sécurité » pour l’État. M. Hanoune a aussi appelé au renforcement du front interne à travers la consolidation des droits politiques, sociaux et syndicaux, estimant que la cohésion nationale repose sur une participation active des citoyens et sur la restauration de la confiance entre le peuple et les institutions.
Par : Akram Ouadah












