C’est dans une petite salle d’un hôtel parisien que le mouvement séparatiste du MAK, classé terroriste par l’Algérie, a organisé son simulacre de déclaration de ”l’indépendance de l’Algérie ”. Une déclaration diffusée, ce dimanche, via Facebook, en présence de figures de l’extrême droite, de pro-sionistes, de racistes notoires et ”d’invités” venus du Maroc. Le chef de file du MAK, secoué par l’interdiction formulée la veille par la préfecture des Yvelines de tenir un meeting à la salle des Conférences de Versailles, a perdu tout son latin devant un pupitre qui sentait de loin la trahison.
Comme l’a fait remarquer un internaute, sa prétendue déclaration a en effet été lue en français sans un mot de tamazight; un paradoxe troublant pour un mouvement qui ”prétend incarner l’expression politique et identitaire de la Kabylie”. Symboliquement, Ferhat Mehenni a choisi de proclamer la prétendue indépendance de la Kabylie à partir de la capitale de l’ancien colonisateur de l’Algérie, assumant son rôle de provocateur et de valet d’une France revancharde et nostalgique de l’époque de l’OAS.
Nageant dans une instabilité idéologique et une véritable errance conceptuelle, au gré des circonstances et des opportunités médiatiques, le chef du MAK a surtout saisi cette opportunité pour mettre en avant ses alliés sionistes et makhzeniens qui assurent, ouvertement, son financement et sa protection. Mais certainement pas pour longtemps. Après la gifle qu’il a reçu des autorités françaises, pragmatiques et dont la démarche s’inscrit dans le long terme envers l’Algérie, le chef du MAK ”s’apprêterait à s’enfuir au Maroc ou en Israël”. Selon Algérie Patriotique, Ferhat Mehenni a finalement été lâché par l’État profond français qui sait parfaitement qu’il ne pèse absolument rien, politiquement parlant, en Algérie et en dehors de l’Algérie. En interdisant Versailles au MAK, le gouvernement français ”a envoyé un signal sans ambiguïté à Ferhat Mehenni”, fait remarquer la même source. Et d’appuyer : ”Le territoire français ne sera plus le théâtre de ses mises en scène politiques”. Selon des sources proches du MAK, son chef de file se prépare désormais à quitter la France, envisageant une fuite vers Israël ou le Maroc.
La panique est telle que tout s’est effondré en quelques heures, les certitudes ont volé en éclats et les décisions sont prises dans la confusion et l’urgence. Chacun, au sein de cette organisation classée terroriste, agit avec la peur viscérale d’être inquiété par les autorités françaises.
”Cette décision de la préfecture de Versailles marque une rupture nette. Longtemps bénéficiant d’une complaisance complice, Ferhat Mehenni découvre brutalement les limites de son statut d’«opposant en exil»”, souligne Algérie Patriotique. Le site ajoute que Mehenni sait désormais que l’interdiction qui lui a été signifiée n’est pas un simple acte administratif, mais le prélude à un scénario plus sombre pour le traître qu’il est, à savoir une possible extradition vers l’Algérie.
Mais au-delà des considérations judiciaires, c’est surtout l’effondrement politique du MAK qui se dessine. L’Algériepatriotique avait annoncé, dans un article précédent, que le mouvement s’acheminait vers un enterrement définitif, ce 14 décembre, en Kabylie. Non seulement les faits ont confirmé cette analyse, mais ils l’ont même élargie. En effet, le MAK ne s’éteint pas seulement sur le terrain kabyle, mais devient également isolé en France, pays où Ferhat Mehenni avait construit l’essentiel de sa visibilité internationale.
Le jour du 14 décembre, au lieu de marquer la pseudo-naissance d’un «Etat kabyle», restera gravé comme l’échec d’aventuriers longtemps biberonnés par le Makhzen et Israël.
Par : Akram Ouadah







