Ce vendredi, aux alentours de 9h00, les pompiers de la Protection civile ont été alertés d’un effondrement d’escalier dans un immeuble résidentiel de la Vieille ville. L’intervention, conduite «sur place» après un appel signalant la chute d’un élément structurel, a permis de constater que l’escalier en bois s’était effondré entre le premier et le deuxième étage du n°4, rue Dali Ali. Aucun blessé grave n’a été recensé, les dégâts sont matériels.
Les équipes de secours ont rapidement sécurisé les lieux et délivré aux occupants des consignes de sécurité élémentaires. Un second signalement, reçu peu après, a mobilisé les mêmes services à la suite de l’effondrement partiel d’un mur mitoyen. La menace immédiate pour les piétons a été écartée par le dégagement et le balisage du périmètre. Les premières constatations indiquent des désordres d’origine structurelle : vétusté et fragilité des éléments porteurs, aggravés, selon les pompiers, par les conditions climatiques récentes.
Les familles du bâtiment ont décrit une matinée de sidération et d’inquiétude. Chaque hiver, expliquent des riverains, les pluies récurrentes accentuent fissures et tassements dans ces constructions anciennes : craquèlements des façades, affaissements localisés, ossature en bois fatiguée. Pour nombre d’habitants de la Vieille ville, la saison froide réactive, ainsi, la peur d’un sinistre aux conséquences humaines et patrimoniales lourdes.
Au-delà du cœur historique, les quartiers informels partagent la même vulnérabilité. Le vent et les intempéries provoquent régulièrement la chute d’arbres sur des abris précaires ou dégradent des toitures en tôle, exposant des ménages, déjà fragilisés, à des risques accrus pour leur sécurité et leur intégrité.
L’incident de la rue Dali Ali réactive une problématique connue : l’état du parc immobilier ancien exige des inspections systématiques, des opérations de consolidation et des mesures d’accompagnement pour reloger, le temps des travaux, les familles exposées. À court terme, la priorité affichée lors de l’intervention a été la protection des personnes ; à moyen terme, la question reste politique et technique : qui planifiera, financera et mettra en œuvre les réparations indispensables pour écarter le risque d’un effondrement définitif ?
Pour l’heure, les services compétents poursuivent leurs vérifications et les résidents attendent des mesures concrètes. La peur, elle, est déjà revenue avec la pluie.
Par : Mahdi AMA






