De fausses informations circulant sur les réseaux sociaux poussent certains patients à arrêter leurs traitements cardiovasculaires, exposant leur santé à des risques graves.
Le professeur Salim Benkhedda, cardiologue, appelle à la vigilance et rappelle que la médecine se base sur des preuves scientifiques, pas sur des vidéos virales. Selon lui, ces vidéos et messages mettent directement la santé des patients en danger.
Les statines sont parmi les médicaments les plus étudiés au monde. Des dizaines d’essais cliniques, impliquant des millions de patients, ont démontré leur efficacité pour réduire le risque d’infarctus, d’accident vasculaire cérébral et de décès cardiovasculaire, notamment chez les personnes ayant déjà souffert de problèmes cardiaques. Arrêter ce traitement sans avis médical peut provoquer une aggravation rapide et silencieuse des risques cardiovasculaires.
Le professeur Benkhedda rappelle que les effets indésirables des statines existent mais concernent une minorité de patients. La réponse scientifique ne consiste pas à arrêter le traitement sur un coup de tête ou sur le conseil d’inconnus en ligne, mais à consulter un médecin pour ajuster les doses ou changer de molécule si nécessaire.
Au-delà des statines, cette situation illustre un problème plus large : la propagation de fausses informations médicales sur les réseaux sociaux. Chaque jour, des milliers de vidéos et de posts circulent, souvent relayés par des influenceurs ou des internautes sans formation médicale. Ces contenus peuvent présenter des traitements inefficaces ou dangereux comme des solutions miracles, semant la confusion chez des patients vulnérables.
Les conséquences sur la santé publique sont réelles. Des études ont montré que l’exposition à de fausses informations médicales peut conduire à l’arrêt de traitements vitaux, au recours à des méthodes non prouvées et parfois à des complications graves, voire mortelles. La médecine ne se fait pas par viralité mais par preuves scientifiques, suivi médical personnalisé et décisions encadrées par des professionnels de santé.
Le professeur Benkhedda insiste : ne jamais modifier un traitement cardiovasculaire sur la base d’un conseil trouvé sur les réseaux sociaux. La vigilance et l’information fiable restent les meilleurs remparts contre les risques liés à la désinformation médicale.
Par : Aly D











