Le ministère de la Santé a estimé que la campagne nationale de vaccination contre la poliomyélite a été couronnée de « succès », avec des taux de couverture vaccinale dépassant les 94 % durant les trois phases qui ont eu lieu entre novembre 2025 et janvier 2026.
La première phase a atteint un taux de 95 %, la deuxième, 96 % et la troisième 94 %, des performances qualifiées de « remarquables » qui témoignent d’une forte mobilisation communautaire, selon le communiqué.
Lancée le 30 novembre 2025, sous le slogan « Ensemble, unis contre la poliomyélite », la campagne vise à vacciner 4 425 502 enfants âgés de 2 mois à 5 ans dans 274 établissements publics de santé de proximité (EPSP).
Organisée en trois phases - du 30 novembre au 6 décembre 2025, du 21 au 27 décembre 2025, du 25 au 31 janvier 2026 - la campagne s’est faite en utilisant sur un vaccin injectable VPI. Tous les enfants relevant de la tranche d’âge cible étaient concernés, y compris ceux ayant déjà été vaccinés lors du calendrier normal.
Cette opération fait suite à la détection de quelque cas de poliomyélite variant type 2 dans quelques wilayas du Sud du pays. Les autorités sanitaires ont toutefois souligné que cette situation «ne remet absolument pas en question» le statut de l’Algérie certifiée exempte de poliomyélite depuis 2016.
Le ministère rappelle que ces taux élevés de couverture reflètent «un niveau avancé de mobilisation sociétale, la vaccination étanVt un pilier fondamental de la protection de la santé publique».
Fort de ce constat, le département ministériel insiste sur l’importance de renforcer la vaccination de routine, gage d’une protection durable non seulement contre la poliomyélite mais également contre d’autres maladies, telles que la rougeole, la coqueluche, la diphtérie, le tétanos ou encore l’hépatite virale B. Dans un contexte international où le retour de certaines maladies semble prendre de l’ampleur, la vigilance sanitaire reste un devoir collectif.
Le ministère invite donc les parents à s’astreindre rigoureusement au calendrier national de vaccination, et à se rendre dans les structures sanitaires les plus proches de leur domicile pour faire rattraper toute dose que leurs enfants auraient manqué, pour permettre de consolider les acquis et maintenir la sécurité sanitaire dans le pays.
Par : Elyas Abdelbaki






