Le secteur hospitalier d’Annaba tente de s’attaquer à un problème devenu structurel : la saturation des services d’urgences. Le directeur de la Santé et de la Population, Dr Mohamed Nacer Daâmeche, a réuni l’ensemble des responsables des établissements sanitaires et hospitaliers de la wilaya, en présence du directeur général du Centre hospitalo-universitaire, des directeurs d’établissements et des représentants des corps médicaux et paramédicaux.
Cette rencontre s’inscrit dans la continuité d’une visite effectuée récemment aux urgences médicales d’Ibn Sina et chirurgicales d’Ibn Rochd, deux structures particulièrement exposées à un flux patient dépassant leurs capacités. L’objectif affiché est de traduire en mesures opérationnelles les directives ministérielles en matière d’organisation des urgences.
Le plan retenu repose sur plusieurs leviers : clarification des circuits de prise en charge, systématisation du triage à l’arrivée, renforcement de la coordination des gardes et limitation de la présence des accompagnants dans les zones sensibles. À cela s’ajoute une amélioration des protocoles de transmission entre équipes et une tournée d’évaluation élargie à l’ensemble des services d’urgences de la wilaya, afin d’adapter les solutions aux contraintes locales.
Les constats accumulés ces dernières années plaident en faveur d’un tel chantier. Patients et familles dénoncent régulièrement des délais excessifs, une prise en charge jugée défaillante et des relations tendues avec le personnel. Du côté des soignants, la surcharge chronique, le surmenage et le manque de ressources nourrissent un climat de désorganisation qui se répercute sur la qualité relationnelle. Plusieurs responsables reconnaissent que l’épuisement professionnel fragilise la disponibilité et la coopération attendues dans des contextes critiques.
Par : Mahdi AMA












