Jeudi, le Secrétaire général de la wilaya a présidé une réunion consacrée à l’étude de la faisabilité du transport des marchandises par voie ferrée entre les unités de production locales et Port d’Annaba. L’ordre du jour portait sur la réhabilitation d’un point de déchargement pour la matière première dite clinker, la création d’une trémie et l’étude de l’itinéraire optimal pour relier la zone des conteneurs à la voie ferrée.
Les échanges ont ciblé en priorité la desserte des cimenteries implantées autour de la zone portuaire. Les quatre unités évoquées au cours des débats sont exploitées sous les enseignes suivantes Ciment Hjar Essoud, Ciment Ain Kebira, Ciment Siqous et Ciment Hamma Bouziane. L’objectif est d’assurer un flux régulier de clinker vers l’aire portuaire par wagons fermés, ce qui suppose la remise en état du site de déchargement interne au port et la réalisation d’ouvrages d’art adaptés.
La réunion a adopté le principe d’une mission technique confiée au cabinet d’études SETI-RAIL pour définir une solution de raccordement sur la zone dite El-Fash, à proximité du port sec d’El Alalig à la commune d’El Bouni. Parallèlement, une étude globale doit préciser les modalités de raccordement du quai nord destiné aux céréales au profit de CCLS via la voie ferrée existante en avant-port.
Les participants ont inclus des représentants de Sodismac Groupe GICA, de la direction régionale de l’SNTF, de la direction portuaire EPAN ainsi que des délégations commerciales des cimentiers et des groupes opérant sur le marché local dont Groupe Holcim et Biskria Ciment. Les discussions ont porté sur les contraintes d’expropriation, le déplacement d’infrastructures souterraines et le dimensionnement des ouvrages de transfert.
Une sortie de terrain a été programmée le 15 mars 2026 avec la participation de SETI-RAIL afin d’identifier le tracé et les solutions techniques optimales. Les études demandées devront préciser les coûts prévisionnels, le calendrier de phasage et les impacts sur la circulation portuaire.
La réunion marque un jalon procédural. Les décisions prises relèvent pour l’instant du diagnostic et de la programmation d’études. La concrétisation d’un raccord ferroviaire dépendra des conclusions techniques, des arbitrages financiers et de la coordination entre opérateurs portuaires, transporteurs et industriels.
Par : Mahdi AMA











