Les syndicats du secteur de la santé, qui avaient annoncé dans un communiqué signé le 27 janvier dernier, leur intention d’organiser une grève de deux jours, prévue les 17 et 18 février, en guise de dénonciation des nouveaux statuts particulier et du régime indemnitaire ont finalement décidé de surseoir à cette action de protestation.
Tout en rappelant qu’après avoir déposé le préavis de grève, le ministère de la Santé a organisé une série de rencontre avec les représentants de plusieurs organisations syndicales, le Syndicat national des praticiens de la santé publique (SNPSP), le Syndicat autonome des biologistes de santé publique (SABSP), le Syndicat national algérien des psychologues (SNAPSY) et le Syndicat algérien des paramédicaux (SAP) ont accueilli donc favorablement les « engagements » pris par le ministre de la Santé, le Pr Abdelhak Saihi quant à la révision des statuts.
« Après le dépôt d’un préavis de grève pour les 17 et 18 février 2025 par les syndicats signataires de ce communiqué, pour dénoncer le contenu des statuts particuliers et du régime indemnitaire des différents corps professionnels du secteur de la santé, les services du ministère ont pris l’initiative d’organiser une série de rencontres avec le ministre de la Santé pour remédier à la situation et contenir la colère grandissante en clarifiant les choses et en affirmant l’engagement du ministère à travailler avec les syndicats dans le but de rectifier les imperfections enregistrées dans les statuts particuliers et régime indemnitaire », ont indiqué dans un communiqué les quatre syndicats.
Ces organisations syndicales ont rappelé, à cet effet, que le ministère a installé, dans cette perspective, une commission chargée de l’examen des lacunes des statuts, et organisé des réunions de conciliation avec les syndicats.
Ce qui traduit, ajoute la même source, une « volonté manifeste chez le ministre pour la prise en charge » de leurs revendications.
A cet effet, les syndicats signataires ont décidé de « surseoir à la grève » et d’« adhérer à ce processus », tout en restant à l’écoute « de la mise en œuvre des engagements pris ».
Il est à signaler que parmi les cinq signataires de l’appel à la grève, seul le Syndicat national des auxiliaires médicaux en anesthésie et réanimation de santé publique (SNAMARSP) ne s’est pas encore prononcé pour son annulation.
Pour sa part, le SNPSP a indiqué, dans un communiqué rendu public hier qu’il a été invité par le ministère à une réunion prévue le 20 février pour soumettre ses propositions par rapport à la révision de ces statuts et du régime indemnitaire.
Ces derniers, faut-il le rappeler, ont été publiés au journal officiel début janvier. Beaucoup de syndicats ont exprimé leur mécontentement vis-à-vis du contenu de ces textes.
Le ministère de la Santé a aussitôt pris l’initiative de mettre en place une commission chargée de l’examen des imperfections des statuts et d’inviter les organisations syndicales agréées à des réunions.
Par : Elyas Abdelbaki






