Les services de la commune d’Annaba ont procédé, à une opération d’évacuation du Théâtre de plein air, occupé depuis plusieurs années par des associations locales. Cette intervention, menée avec le concours des autorités administratives et sécuritaires, vise à libérer les lieux afin de permettre le démarrage des travaux de réaménagement et de restauration du site.
Selon des sources communales, une enveloppe budgétaire d’environ 2 milliards de centimes a été mobilisée dans le cadre du budget 2025 pour la remise à niveau de cette infrastructure culturelle. L’entreprise chargée des travaux a déjà été désignée et la durée du chantier est fixée à six (6) mois. Les procédures administratives et réglementaires ayant été finalisées, le lancement des travaux est resté, toutefois, conditionné par la libération du site.
Cette opération s’inscrit dans le prolongement des instructions données par le wali d’Annaba lors de sa récente visite, au cours de laquelle il a insisté sur la nécessité d’accélérer la mise en œuvre du projet. Néanmoins, le refus des associations d’évacuer les lieux a retardé le début des travaux, poussant la commune à recourir à l’intervention de la force publique.
Lors de l’opération, plusieurs équipements présents à l’intérieur du Théâtre, notamment des armoires, bureaux et chaises, ont été saisis et transférés vers le Parc communal. D’après les mêmes sources, la présence de ces biens constituait un obstacle supplémentaire à l’installation du chantier, d’autant plus que la structure est fermée au public depuis plusieurs années et se trouve dans un état jugé préoccupant.
Anciennement dédié à l’organisation de soirées artistiques et d’événements culturels estivaux, le théâtre de plein air est aujourd’hui à l’abandon, ce qui renforce, selon la commune, la nécessité d’une réhabilitation rapide afin de redonner vie à cet espace au service des habitants.
De leur côté, les associations concernées affirment ne pas s’opposer au projet de rénovation, mais dénoncent les conditions de leur expulsion. Elles indiquent occuper les lieux depuis plus de 30 ans et réclament l’attribution de locaux alternatifs pour poursuivre leurs activités. Elles évoquent également, selon leurs déclarations, un manque de préavis.
À l’inverse, une source proche du dossier assure que des correspondances officielles ont été adressées aux associations pour leur demander de libérer les lieux, sans réponse favorable. Il est également précisé que certaines d’entre elles ne disposent plus de contrats en règle, tandis que le site est resté fermé au public depuis plus de 6 ans.
Par : R.C








