Dans le cadre d’une décision appliquée à l’échelle nationale, la Conservation des forêts d’Annaba a annoncé l’interdiction du camping dans l’ensemble des espaces forestiers, jusqu’au 30 novembre prochain. Le camping est formellement interdit dans l’ensemble des espaces forestiers de la wilaya.
Dans le même cadre, les autorités interdisent également toute activité susceptible de provoquer des départs de feu, notamment les barbecues et les feux de camp. Cette décision s’inscrit dans une stratégie de prévention face aux risques croissants d’incendies qui menacent chaque année les massifs forestiers et la biodiversité locale.
Les contrevenants s’exposent à des sanctions financières allant de 10.000 à 20.000 DA. Les services concernés appellent, ainsi, les citoyens à faire preuve de responsabilité et à respecter ces consignes pour préserver les espaces verts.
Cependant, cette décision relance le débat sur l’absence d’alternatives encadrées pour les familles en quête de détente en pleine nature. Dans de nombreux pays, des zones spécialement aménagées permettent la pratique du camping et des barbecues dans le respect de règles strictes : interdiction de couper du bois, gestion des déchets, surveillance accrue et équipements adaptés.
Face à ces exemples, certains citoyens estiment qu’une approche basée uniquement sur l’interdiction pourrait être insuffisante. Ils plaident pour la création d’espaces dédiés, organisés et surveillés, permettant à la fois de protéger l’environnement et d’offrir aux familles des lieux de loisirs sécurisés, notamment durant le printemps, l’été et l’automne.
Dans un contexte où les habitants recherchent davantage de lieux de détente et où les villes manquent parfois d’espaces verts aménagés, la question reste posée: faut-il se limiter à l’interdiction ou envisager des solutions alternatives conciliant protection de la nature et bien-être des citoyens?
Par : I.S










