Après la gestion empirique des ascenseurs, voilà que l’AADL se distingue encore une fois, au niveau de ses sites, par une gestion chaotique des bâches à eau. Censés être un point de réception des
réseaux et de distribution d’eau potable vers les tours, ce système ne démérite pas, à priori, à condition bien sûr de procéder aux opérations de maintenance et d’entretien régulièrement.
Mais, la situation est en train de devenir très problématique, surtout en l’absence de pièces de rechange. Etant le talon d’Achille de la gestion immobilière des sites AADL, il a été maintes fois dénoncé sur les réseaux sociaux.
C’est le cas des 718 logements des ilots 8, 9 et 10 de l’AADL 2, réceptionnés en 2019. Ces blocs sont dotés de bâches à eau, d’une capacité chacune de 300 m3, sans équipements, à savoir les motopompes, vannes et tuyauterie. Ces bâches à eau défaillantes devaient également alimenter les 756
logements des ilots 11, 12 et 13, du programme AADL1 livrés en 2017.
Ce qui représentent au total 1.474 logements. Alors qu’en 2024, la direction régionale de l’AADL a décidé d’équiper les trois bâches à eau des îlots en question de moteurs et de pompes, donnant lieu
à des essais non concluants. Les trois bâches à eau en question restent non réceptionnées à ce jour par la société de gestion immobilière, filiale AADL, Gest Immo.
Selon certains témoignages, ces bâches à eau non fonctionnelles subissent une dégradation en raison de la stagnation d’eau et pourraient être un lieu de ponte idéal pour les moustiques et dégager des odeurs nauséabondes. Cette situation à pousser les habitants de ces îlots à s’interroger sur les mesures prises par Gest Immo, et le maillon le plus faible reste le citoyen.
Un habitant de l’un des îlots nous dira d’un ton exaspéré «à défaut de bâches à eau, plus d’un millier de familles ne disposent pas d’une réserve pour faire face aux éventuelles perturbations d’alimentation
d’eau potable.» Ces locataires, désappointés, lancent un appel pressant, à travers nos colonnes, aux autorités compétentes pour trouver une solution urgente à cette situation qui n’a que trop duré.
Par : A.Ighil








