« Stellantis Algérie » veut convaincre les sous-traitants se trouvant dans la région du Piémont, une région du nord-ouest de l’Italie dont la capitale est Turin, à aller investir en Algérie.
A cet effet, une réunion portant l’intitulé «Stellantis Algeria meets Turin companies » (Stellantis Algérie rencontre les entreprises turinoises, NDLR) s’est tenue lundi à l’Union Industrielle de Turin. Une rencontre à laquelle a pris part l’Agence algérienne de promotion des investissements (AAPI).
Si « Stellantis Algérie » a plaidé, face à une centaine de sous-traitants, en faveur d’un investissement en Algérie, pour une collaboration avec l’usine de Tafraoui (Oran), il était également question de rassurer les italiens quant à la finalité du projet : il ne s’agit nullement d’une volonté de délocalisation.
« Cette réunion turinoise est née de la prise de conscience du rôle crucial des équipementiers automobiles italiens pour la croissance du marché algérien », a expliqué le constructeur, selon l’agence de presse italienne, Agenzia Nova.
« Il ne s’agit en aucun cas de délocalisation ou de production en Algérie destinée à l’exportation vers l’Europe. Il s’agit d’un modèle de production conçu pour le marché algérien », a ajouté la même source.
Et si les responsables de Stellantis ont tenu ces propos c’est parce que plusieurs syndicats italiens de travailleurs, ainsi que des formations politiques, se sont rassemblés devant le lieu où se tenait la rencontre afin d’exprimer leurs « inquiétudes » quant à ce qu’ils considèrent comme « une volonté de délocalisation ».
L’ambassadeur d’Algérie en Italie Mohamed Khelifi s’est voulu également rassurant. « Il ne s’agit ni de compétitivité, ni de délocaliser des activités industrielles d’Italie vers l’Algérie. Au contraire, c’est une coopération où les deux parties sont gagnantes. L’Italie continuera de développer son tissu industriel, et l’Algérie fera de même. C’est un partenariat fondé sur une croissance mutuelle », a-t-il affirmé à l’agence italienne.
Organisé à l’initiative de l’ambassade d’Algérie à Rome, en coordination avec l’Union industrielle de Turin (Unione Industriale di Torino), l’événement a enregistré la participation de « 117 entreprises italiennes spécialisées dans la fabrication de composants et de pièces automobiles, ayant exprimé leur intérêt pour l’investissement en Algérie », a indiqué l’AAPI dans un communiqué.
« Lors de cette rencontre, les représentants de Stellantis Algérie ont présenté un exposé sur leurs besoins et leurs programmes futurs, en soulignant l’importance de la localisation de la production de composants en Algérie, compte tenu de son impact direct sur l’accélération du taux d’intégration locale et le renforcement de la sous-traitance dans l’industrie automobile », a ajouté la même source.
« Pour sa part, l’Agence algérienne de promotion de l’investissement met en avant le climat d’investissement en Algérie, les opportunités disponibles, ainsi que les mécanismes d’accompagnement et d’incitation destinés aux investisseurs souhaitant créer des unités de production locales », conclut le communiqué de l’AAPI.
En somme, Stellantis Algérie, qui fabrique localement des véhicules de la marque Fiat, veut pousser les sous-traitants italiens à investir en Algérie, tout en affirmant qu’il ne s’agit nullement d’une délocalisation de son industrie en Italie.
Par : Elyas Abdelbaki








