SKIKDA : Effondrement partiel d’une bâtisse à l’ancienne ville

Par : Aimen Saheb

Les escaliers d’une vieille bâtisse à l’avenue Kaddour Belizidia à l’ancienne ville se sont effondrés durant le soir d’avant-hier samedi, l’incident a fait une personne blessée ainsi que d’autres pertes matérielles.

Il s’agit du bâtiment n°76 au niveau de l’avenue Kaddour Belizidia, à quelques mètres seulement de la célèbre pâtisserie de Djeghiour, les précipitations qui se sont succédées avant-hier ont provoqué l’effondrement de quelques parties des escaliers de l’immeuble, fort heureusement qu’aucun dégât humain n’est à déplorer, à part une dame légèrement blessée qui a été transportée vers l’hôpital par les services de la Protection civile. Il est à noter que l’effondrement partiel des escaliers a suscité la peur des riverains qui craignaient la reproduction de ce phénomène qui avait déjà pris tant de vies au cours des années précédentes, vu que l’état dégradé des bâtisses de l’ancienne ville favorise amplement les éventuels effondrements.

Il est à rappeler également que la date de relogement des occupants des vieilles bâtisses à l’ancienne ville sera pour le 1er novembre prochain, comme l’ont déjà annoncé les services de la wilaya de Skikda. Mme le wali a affiché sa volonté lors de sa visite d’inspection dans le chantier de construction des nouvelles cités destinées aux habitants de l’ancienne ville, espérant que les dates précises seront respectées afin de permettre aux concernés de passer une saison hivernale sous une toiture sûre.

Le patrimoine est en péril

La protection du patrimoine de la ville ne semble pas être une priorité pour les services de la direction de la culture, plusieurs sites historiques et culturels se trouvent malheureusement, complètement abandonnés.

Commençons tout d’abord par l’urbanisation sauvage, certains entrepreneurs ont totalement squatté des sites historiques avec la complicité des élus locaux qui donnaient, pendant les années précédentes, des autorisations de constructions sans même étudier les lieux des chantiers. Nous prenons par exemple la nécropole romaine, sise à Bordj Hamam dont son histoire s’étend sur plus de 2000 ans, sauf que les responsables locaux avaient une autre vision et ont permis à un entrepreneur privé d’endommager cette partie de l’histoire pour lancer ses travaux de construction de bâtiments, avec une complicité flagrante de la part des services de la direction de la culture qui n’avaient même pas dénoncé ce crime contre le patrimoine de l’ex-Russicada.

Aujourd’hui, d’autres sites et lieux culturels sont en péril, à l’instar des 7 puits romains, le théâtre romain et les Bankers de l’îlot des chèvres. Les responsables de la direction de la culture doivent se lever contre les dépassements qui atteignent le patrimoine, en protégeant ces sites pour sauver l’identité de l’ex-Philippeville.

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