Deux professeurs de l’Université Badji Mokhtar Annaba figurent dans l’édition la plus récente (Version 8, septembre 2025) du classement mondial établi à partir de la base de données du professeur John P. A. Ioannidis en collaboration avec Elsevier. Le palmarès porte sur la performance scientifique jusqu’à la fin de 2024 et recense, selon les auteurs, environ les 2% de chercheurs les plus cités par champ disciplinaire.
Les deux enseignants-chercheurs identifiés sont Pr. Boudjéma Samraoui, Faculté des Sciences-Biologie (spécialités : écologie des zones humides, biologie de la conservation, biologie évolutionnaire). Les captures d’écran fournies reportent, toutes périodes confondues, 13.831 citations, un h-index de 43 et un i10-index de 134 ; depuis 2020, ces indicateurs sont respectivement 2.809 citations, h = 24 et i10 = 90.
Pr. Houria Triki, Faculté des Sciences-Physique (spécialités : optique non linéaire, lasers, équations d’évolution non linéaires). Les données visibles indiquent 10.674 citations, h-index 58 et i10-index 231 au total ; depuis 2020 : 6.729 citations, h = 44 et i10 = 183.
Le classement Stanford–Elsevier se fonde sur des indicateurs d’impact bibliométrique normalisés : nombre de citations, h-index et variantes tenant compte de la co-signature (hm), ainsi que des ajustements relatifs aux auto-citations et à la taille des sous-domaines. La méthodologie, détaillée par les auteurs, segmente la production scientifique en 22 grands domaines et 174 sous-spécialités (méthode Science-Metrix) et vise à comparer les chercheurs à leurs pairs disciplinaires plutôt qu’à une population générale.
Inscrire des enseignants-chercheurs d’Annaba dans ce type de liste constitue, en termes mesurables, un signal de visibilité et d’influence scientifique au sein des réseaux citants. Il s’agit, toutefois, d’un indicateur centré sur les citations. Il renseigne sur l’usage et l’influence académique des travaux, mais ne mesure ni la valeur pédagogique, ni l’impact socio-économique direct des recherches, ni la qualité intrinsèque indépendante du contexte disciplinaire. Les auteurs du classement prennent en compte certaines biaiseries (par exemple les auto-citations), mais les limites inhérentes aux métriques bibliométriques, différences de pratiques de citation entre disciplines, concentration des citations sur quelques publications, ou effets de réseau, restent pertinentes à rappeler.
Par : Mahdi AMA












