Yanis Taleb, une des figures montantes de la musique classique contemporaine, a accordé une interview à notre journal Le Provincial lors de son concert tenu à l’Institut Français d’Annaba en date du 20 janvier 2026. Jeune pianiste talentueux et passionné d’origine franco-algérienne, il s’impose progressivement par une approche singulière du piano.
Yanis Taleb découvre l’univers du piano dès l’âge de 6 ans, aux côtés de son père. Cependant, c’est à 12 ans qu’il s’y consacre pleinement et s’engage véritablement dans l’apprentissage de l’instrument. Le vieux piano acheté par son père devient alors un outil précieux, lui permettant de former son oreille musicale et d’explorer le répertoire des grands compositeurs classiques.
«Pour moi, ce piano a été une véritable richesse. Il m’a permis de développer mon oreille musicale et d’apprendre différentes œuvres de grands compositeurs, comme Mozart, …», nous souligne-t-il.
À travers ses compositions, l’artiste parvient à créer un lien fort entre la musique classique occidentale et la musique orientale, révélant ainsi sa véritable identité artistique. Profondément attaché à ses racines, il revendique cette double influence qui traverse son travail musical.
«J’adore la musique classique européenne, mais je suis aussi très attaché aux sonorités orientales, et particulièrement à celles de l’Algérie», nous confie-t-il.
Considéré comme un jeune prodige, Yanis Taleb est actuellement en tournée à travers plusieurs villes du pays, notamment Annaba, Constantine, Alger, Tlemcen et Oran. Une série de concerts qui témoigne de l’intérêt grandissant du public pour son univers artistique. Son agenda, désormais bien rempli, annonce une période riche en projets et en rencontres.
L’objectif du pianiste est clair : redonner vie au piano en tant qu’instrument universel, capable de toucher toutes les cultures à travers le monde. Il impose pour cela sa propre signature musicale, intégrant avec subtilité des touches orientales inspirées notamment de la musique andalouse, qu’il affectionne particulièrement.
Parmi ses projets futurs figure une œuvre intitulée «La Valse algérienne», qu’il dédie à l’Algérie. Le pianiste souhaite en proposer une version orchestrale afin de lui offrir une dimension nouvelle et une plus grande ampleur artistique.
À seulement 27 ans, Yanis Taleb s’impose déjà comme un artiste d’exception. Par son talent et sa vision, il s’emploie à faire rayonner la culture algérienne sur les scènes nationales et internationales. Son message au public se veut porteur d’espoir et d’universalité : «C’est de pouvoir redonner vie à cet instrument capable de toucher toutes les cultures… tous les pays du monde», affirme-t-il.
Lien de l’interview : https://www.facebook.com/reel/782107244289165?locale=fr_FR
Par : Sana A.K






