L’exécutif a fini par réagir à la hausse des prix des produits alimentaires, notamment agricoles, et en particulier la pomme de terre. A cet effet, et dans le cadre de la mise en œuvre des orientations du Conseil interministériel qui s’est tenue jeudi 1er octobre 2026, le ministère du Commerce intérieur et de la Régulation du marché national a annoncé, dans une note adressée aux différentes directions du commerce, le plafonnement des prix de la pomme de terre. Une mesure prise pour mettre fin à la spéculation et réguler un marché souvent soumis à des fluctuations injustifiées.
La note signée par le Secrétaire général du ministère indique qu’un accord a été trouvé avec tous les acteurs de la filière : les représentants de la profession, les exploitants agricoles (petits, moyens et grands) et les gérants des chambres froides.
Les barèmes sont désormais bien établis et obligatoires. En production (sortie ferme), le prix de vente varierait entre 60 et 70 dinars le kilogramme. Dans le commerce de détail (prix au consommateur), le prix final est plafonné entre 80 et 90 dinars le kilogramme. Le ministère a ordonné le déploiement immédiat des brigades de contrôle sur le terrain pour assurer la bonne application de cette mesure. Des rapports quotidiens devront être envoyés à l’administration centrale pour un suivi au jour le jour du respect des prix à chaque étape de la commercialisation.
Une action qui s’inscrit dans le cadre des priorités de l’État en matière de sauvegarde du pouvoir d’achat. Le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, avait insisté à plusieurs reprises sur la nécessité de contrôler les prix des produits de première nécessité. En décembre 2019, quelques jours après son élection, il avait indiqué que le prix de la pomme de terre ne devait pas franchir la barre symbolique de 60 dinars, précisant que s’il se trouvait au-dessus de ce seuil, la majoration ne serait plus justifiée par les coûts de la production, mais relèverait de la spéculation et de l’amplification des intermédiaires. Aujourd’hui, son prix a dépassé la barre des 120 dinars, au niveau de plusieurs marchés.
Ce n’est pas la première fois que les autorités tentent d’agir directement sur les prix. En 2025, les pouvoirs publics avaient fixé un prix référence de la pomme de terre (75 DA) via des opérations de déstockage (le prix référence concernait les quantités déstockées). Par ailleurs, les autorités avaient plafonné le prix de la banane à 410 dinars, alors qu’un peu plus d’une année après, le prix à dépassé les 2000 dinars, et celui du paquet de café de 250 g à 250 dinars.
Aujourd’hui, en déterminant un prix de base chez le fellah de 60 à 70 DA et en balisant la marge au détail, le gouvernement souhaite satisfaire les attentes des citoyens et assurer la viabilité économique des paysans.
Cette mesure intervient donc à un moment où les produits agricoles, fruits et légumes, ont connu des hausses, jugées inexpliquées, ces dernières semaines. Ceci, en plus du prix des viandes blanches et des peux. C’est dans ce sens que l’association de défense des consommateurs, Amane, a réclamé, dans un communiqué, l’ouverture d’une enquête à ce sujet.
Par : Elyas Abdelbaki











