Les autorités françaises ont décidé, vendredi, d’interdire un rassemblement du Mouvement séparatiste du MAK, prévu à Paris.
En effet, le préfet des Yvelines a pris un arrêté interdisant le rassemblement prévu au Palais des Congrès de Versailles, lié à une proclamation d’indépendance de la Kabylie, précisent ces médias. Cet arrêté, est-il ajouté, date du vendredi 12 décembre et s’étend du samedi 18h00 au lundi 15 décembre à 08h00. Il vise, explique-t-on, à prévenir des troubles à l’ordre public lors de cet événement organisé par le Mouvement pour l’autodétermination de la Kabylie (MAK), classé terroriste par l’Algérie.
Celui-ci a confirmé cette mesure d’interdiction via ses réseaux et plateformes sur le net. La dénommée ”commission d’organisation de la déclaration d’Indépendance de la Kabylie” affirme avoir pris connaissance de l’arrêté pris par la Préfecture des Yvelines. Le mouvement séparatiste soutenu et financé par l’extrême droite française, le Makhzen marocain et Israël, a indiqué qu’il agira ”conformément aux dispositions légales en vigueur”, en en engageant un référé-liberté pour ”obtenir la suspension d’urgence de cette décision”. Dans le cas contraire, le MAK affirme que la déclaration de la supposée indépendance de la Kabylie sera proclamée ”dans un format plus restreint et en lieu non communiqué”. Désavoué par une écrasante majorité des Kabyles attachés à l’unité nationale, le MAK préfère, comme à son habitude, se cacher dans des réduits obscurs pour entretenir un mythe auquel ne croit qu’une poignée d’excités en mal de célébrité.
Précisons que le MAK n’est pas seulement un mouvement marginal : c’est avant tout une pièce sur l’échiquier géopolitique d’acteurs étrangers qui cherchent à affaiblir l’Algérie depuis plusieurs décennies.
Son activisme ne s’explique pas par une dynamique interne, mais par l’intérêt stratégique de trois pôles : la France, le Maroc et Israël, qui y voient chacun une opportunité bien calculée. Dans ce contexte, soutenir médiatiquement ou politiquement des initiatives séparatistes sert un but précis : réduire la cohésion algérienne pour ralentir sa montée en puissance. Le MAK est ainsi un instrument de pression, un moyen de produire du bruit diplomatique à moindre coût pour maintenir une tension symbolique avec Alger. La ”déclaration d’indépendance” du MAK, mouvement marginal sans aucune assise populaire, n’est donc pas un événement politique.
C’est une opération géopolitique, un message envoyé par procuration, un bruit calculé dans une compétition régionale où l’Algérie dérange par sa cohérence, son autonomie et son influence. Et comme tous les outils de guerre hybride, le MAK disparaîtra le jour où ses parrains n’auront plus besoin de lui.
Rien ne peut durer quand la seule source d’existence vient de l’étranger. Et précisément des bas-fonds de Paris .
Par : Akram Ouadah







