C’est la crise entre le syndicat national des pharmaciens d’officines (SNAPO) et la Caisse nationale des assurances sociales des non-salariés (CASNOS).
Dans un communiqué, le SNAPO, principale organisation syndicale représentant les pharmaciens, a tenu à exprimer « sa vive préoccupation et son fort mécontentement face aux retards de paiement persistants au niveau de la CASNOS ».
Partie prenante dans le système du tiers-payant, consistant à fournir les médicaments aux assurés sociaux, avant de se faire payer, ultérieurement, par les caisses existantes, à savoir la CNAS (Caisse nationale des assurances sociales) et la CASNOS, les pharmaciens engagent donc leur propre argent avant de se faire rembourser quelques temps après.
Et c’est là vraisemblablement où se pose le problème. La CASNOS ne s’acquitte pas de ses dettes auprès des pharmaciens dans les délais impartis, selon ce communiqué.
« Les engagements clairement annoncés par la Direction générale n’ont pas été tenus : non seulement les retards de paiement demeurent inchangés, mais plusieurs autres problèmes signalés depuis des mois n’ont toujours pas été résolus, malgré les assurances données », a indiqué le SNAPO dans son communiqué, soulignant que « cette situation, à la veille de la clôture de l’année, place l’ensemble des pharmaciens dans une position financièrement critique ».
« La fin d’année est une période marquée par d’importantes obligations financières. Les retards accumulés deviennent insoutenables : les pharmaciens ont atteint les limites de ce qu’il est raisonnablement possible de supporter. Il est impératif de rappeler que prolonger cette situation risque d’affecter la qualité du service fourni au citoyen, ce que le SNAPO ne saurait admettre », alerte le syndicat.
Rappelant qu’il a « toujours assumé ses responsabilités et œuvré pour renforcer le dispositif du tiers payant, pleinement conscient du rôle essentiel des pharmaciens dans l’accès aux soins et dans la continuité du service public de santé », le SNAPO a affirmé que « face aux retards de paiement essentiellement, et aux nombreux problèmes qui restent en suspens, les améliorations constatées demeurent très loin d’être satisfaisantes, et les promesses de règlement avant la fin de l’année semblent désormais compromises ».
Ainsi, « face à cette situation devenue inacceptable », le SNAPO adresse « un appel solennel et urgent aux autorités compétentes, en particulier à Monsieur le ministre du Travail, afin d’intervenir pour mettre fin à ces retards et assurer enfin le respect des engagements pris envers les pharmaciens ».
En somme, le système du tiers-payant, permettant aux assurés sociaux de se faire délivrer leurs médicaments sans payer (hormis 20% de la facture pour ceux qui ne sont pas atteint d’une maladie chronique, NDLR), s’appuie essentiellement sur la collaboration des pharmaciens d’officine qui accepte un paiement « différé ».
Par : Elyas Abdelbaki








