L’Algérie va éventuellement franchir une nouvelle étape dans la dynamisation de son secteur sidérurgique avec cette annonce du premier responsable du groupe turc Tosyali, d’un investissement de 2,5 milliards de dollars.
Un grand projet, selon Fuat Tosyali, dont les propos ont été rapportés par Bloomberg HT, une agence turque d’informations économiques, un site turc créé en association avec l’agence américaine, qui a pour but d’augmenter de manière significative les capacités de production au niveau national, et de s’intégrer davantage dans les chaînes de valeur industrielles mondiales, particulièrement dans le maillon stratégique de l’acier pour l’automobile.
Ce nouvel investissement va permettre une production supplémentaire de 3 millions de tonnes d’acier liquide par an. À terme, la production quotidienne devrait doubler, passant de 50 000 à 100 000 tonnes, ce qui sera un véritable tournant pour l’usine algérienne du groupe. Une part significative de cette capacité (environ 700 000 tonnes sur 1,6 million de tonnes) sera consacrée à l’acier pour l’industrie automobile, une niche en croissance à haute valeur ajoutée.
La commercialisation de ces produits, affirme la même source, est attendue dès le quatrième trimestre 2026, afin de satisfaire les normes des standards des plus grands labels internationaux. En outre, l’installation pourrait également permettre de répondre à la demande croissante en matière première des tubes utilisés dans les industries du pétrole et du gaz, renforçant ainsi les liens avec les ressources énergétiques nationales, précise-t-on, encore.
En quelques années, Tosyali Holding a significativement étoffé sa présence sur le marché mondial en figurant à la 46e position parmi les producteurs d’acier en 2024 contre la 84e en 2020. Son objectif est à présent clair : figurer dans le top 20 mondial à moyen terme.
Par ailleurs, la performance du groupe est forte en matière d’export avec un chiffre d’affaires supérieur à 2 milliards de dollars en 2025 et un objectif révisé de plus de 3 milliards de dollars dans les années à venir. Avec un chiffre d’affaires jusqu’à présent évalué à 9 milliards de dollars, le groupe espère atteindre très rapidement la barre des 10 milliards de dollars. À l’échelle européenne, il détient déjà 10 % de la production totale d’acier liquide.
Par : Elyas Abdelbaki









