Par : Aimen Saheb
Une année presque depuis l’éradication des gourbis installés depuis le siècle dernier, les quelques dizaines d’occupants restant à la petite zone industrielle souffrent sur tous les fronts, insécurité, défaillance de l’éclairage public, fuites d’eau et délabrement du réseau d’assainissement… Les riverains laissés à leur triste sort lancent un cri de détresse aux autorités locales.
Ce ne sont pas moins de 50 familles qui vivent en ce lieu depuis près de 30 ans, les responsables et les élus qui sont passés dans les années précédentes évitaient la localité comme la peste. Pour les nouveaux membres de l’APC de Skikda, ils continuent de suivre les traces de ceux qui les ont précédés en n’apportant aucune attention aux problèmes subis par les habitants de la petite zone, aucun plan de développement n’a été élaboré afin de satisfaire les besoins de ces citoyens malheureux.
Les habitants de la petite zone, particulièrement ceux qui occupent la petite cité dite Sonatro, se trouvent contraints à vivre dans un environnement malsain et complètement indigne pour les humains, la défaillance de l’éclairage public qui perdure depuis plus d’une année a transformé le lieu en un champ libre pour les dealers de psychotropes. Cette zone est devenue un véritable lieu de rencontre pour les voyous et les trafiquants de drogue qui y trouvent refuge, tout en agressant les riverains et imposant leur propre loi dans cet endroit abritant plusieurs entreprises et qui risquent de se faire voler à tout moment.
En plus de l’insécurité, l’insalubrité est également l’autre facteur qui menace la santé publique à la petite zone. Un environnement toxique dû au diversement des eaux usées venant d’un réseau faussement installé par un entrepreneur privé et qui servait comme réseau d’assainissement pour les gourbis avant leur démolition. D’ailleurs, les fuites enregistrées sur la ligne de distribution de l’eau potable laissent couler des milliers de mètres cubes de façon quotidienne. En effet, les services de l’ADE n’en ont cure et laissent cette immense quantité de ressource en eau s’échapper sans aucune restriction. Pourtant, les habitants de la même cité ont souffert le martyre durant l’été dernier, en raison d’une véritable pénurie en matière de distribution de l’eau potable.
Les enfants ont eux aussi pris leur part de ce malheur, en supplément de l’absence de tout espace de loisirs pour échapper au stress de l’école, ils sont également exposés au risque de la circulation routière, notamment devant le rond-point situé à l’entrée principale de la ville, et qui sont tenus à le passer pour pouvoir arriver à leurs écoles sises généralement à la cité des frères Saadi.
Les habitants invitent la wali à venir constater l’état de délabrement et de fouillis indescriptible et demandent aux autres responsables, particulièrement ceux de l’APC à concrétiser leurs promesses tenues lors des échéances électorales de l’année dernière.









