Par :Amar Ait Bara
Durant la fête de l’Aïd El Fitr, de nombreux commerçants ont fait fi du programme de permanence élaboré au préalable par la direction du commerce d’Annaba. Ces commerçants indisciplinés ont mis à rude épreuve les citoyens qui étaient dans l’obligation de faire des acrobaties pour pouvoir s’approvisionner en matière d’aliments et produits nécessaires, dont le pain et autres. Malgré quelques commerces ouverts, point de produits nécessaires puisque les étalages de ces derniers sont vides. Aussi, certains marchés, dont celui d’El Hattab, sont ouverts mais les légumes et autres produits manquent également, hormis quelques commerçants exposant des fruits pourris et de mauvaise qualité. En, outre les brigades de la DCP ont effectué durant le premier et deuxième jour de l’Aïd des descentes inopinées chez les commerçants instruits à assurer la permanence durant ces deux journées. Ainsi, les commerçants défaillants et n’ayant pas obéi à ces instructions se verront notifié des procès-verbaux et seront même appelés à répondre de leurs actes par devant la justice. Au niveau de la rue Ibn Khaldoune, au centre-ville, toutes les boutiques sont fermées et cette grande artère commerciale est déserte. Le décor est identique au niveau de l’avenue Emir Abdelkader où tout est également clos, abstraction faite de quelques marchands de poissons exerçant dans l’illégalité qui proposent aux passants une marchandise puante de mauvaise qualité puante, qui dégage une odeur nauséabonde, obligeant les rares passants à changer d’itinéraire. Durant le premier jour de l’Aïd, le pain était quasiment introuvable au niveau des boulangeries, mais il était disponible chez les marchands de brochettes à volonté. Au deuxième jour de cette fête religieuse, devant les rares boulangeries ouvertes, des files interminables de clients se forment pour acheter du pain. Comme à l’accoutumée et, à chaque évènement religieux, des commerçants opportunistes ont transformé occasionnellement leurs locaux à la vente de brochettes.




