Le ministre de l’Habitat a répondu par écrit aux préoccupations du député Walid Seklouli. Plus de 500 locaux commerciaux gérés par l’OPGI demeurent vacants dans la wilaya, situation qui favorise dégradations et remises en location non-conformes.
Le courrier adressé au député reprend les étapes administratives suivies par les services en charge de la gestion immobilière. Les locaux concernés ont été proposés à la cession ou à la mise en location selon les voies légales usuelles, notamment par adjudication ou par cession à titre onéreux. L’administration insiste sur le respect des formalités d’affichage et des conditions prévues par la réglementation pour toute attribution.
Le député a suggéré de réserver une partie des emplacements vacants aux porteurs de petits projets, aux artisans et aux jeunes entreprises afin de soutenir l’activité de proximité. Le texte ministériel évoque cette préoccupation, mais ne la transforme pas en engagement. Les scenarii de ciblage social ont été examinés, ils demeurent au stade de l’étude et non d’une décision entérinée.
Sur le plan des mesures concrètes, la lettre rappelle qu’en 2024, le Conseil d’administration a autorisé la cession avec paiement échelonné pour faciliter l’accès des citoyens. L’administration a procédé à un réexamen des prix. Selon le courrier, cette orientation a commencé à produire des effets en 2025. Le bilan reste néanmoins limité, puisque la vacance dépasse 500 unités et que nombre de locaux ont subi des actes de vandalisme ou des remises en location non-conformes, occasionnant des pertes financières pour l’organisme gestionnaire.
Face à ces risques, l’administration a procédé à des affectations ponctuelles d’une partie des locaux aux autorités municipales à la demande des communes. Ces espaces doivent accueillir temporairement des bureaux ou des salles d’accueil destinées aux usagers. Les travaux d’aménagement ont été programmés par les services compétents pour l’année en cours.
La note insiste sur la nécessité d’une coordination renforcée entre l’administration centrale et les Collectivités locales pour sécuriser le patrimoine et accélérer l’occupation utile des espaces commerciaux. Elle appelle au respect strict des procédures d’attribution et d’affichage afin de prévenir les pratiques non-conformes et d’assurer la transparence des opérations.
En perspective, la question d’un ciblage prioritaire des porteurs de microprojets reste présente comme option étudiée par les services. Sa mise en œuvre nécessitera des adaptations juridiques et des dispositifs d’accompagnement pour garantir la traçabilité des attributions et l’efficacité économique des usages. Le ministère renvoie à la concertation locale et aux décisions des organes compétents pour toute évolution du régime d’affectation.
Par : Mahdi AMA








