Le ministre de l’Economie de la connaissance, des Start-up et des Micro-entreprises a détaillé, dans une réponse écrite à un député de l’Assemblée populaire nationale (APN), les mesures prises pour accompagner les micro-entrepreneurs qui sont en difficulté.
Face à la crise que traversent nombre de micro-entreprises, les autorités algériennes ont vraisemblablement établi un plan de sauvetage destiné à soutenir ces entreprises.
Ainsi, en plus de la mesure de rééchelonnement mise en œuvre depuis fin 2025, le ministère, sous l’impulsion du responsable du département lui-même, Noureddine Ouadah, a pris d’autres décisions pour «sauver» ces entités, considérées comme «un élément clé du tissu économique national», tout en «renforçant leur contribution au développement local».
Parmi ces mesures figure la prise en charge des litiges liés à la non-livraison de matériel, un problème courant ayant fragilisé nombre de projets. Dorénavant, le ministère privilégie la «conciliation». À défaut, les investisseurs seront assistés dans les litiges judiciaires pour faire valoir leurs droits, y compris pour obtenir la livraison du matériel ou la restitution des sommes avancées.
Dans cet ordre, il a été aussi décidé de suspendre toute relation avec les fournisseurs défaillants poursuivis en justice. Une mesure dissuasive visant à sécuriser les projets et à éviter la répétition de pratiques préjudiciables aux entrepreneurs.
Autre avancée notable : la possibilité d’aller au bout de leurs projets en changeant de fournisseur après épuisement des voies de droit. Grâce à cette «flexibilité», nombre d’initiatives auront «une seconde chance», estime-t-on du côté du ministère.
Sur le plan institutionnel, les autorités ont procédé à la modernisation de la gouvernance de l’Agence nationale d’appui et de développement de l’entrepreneuriat (ANADE) conformément à la décision exécutive n° 24-197. Cette réforme introduit un mode plus structuré de gestion, avec un conseil d’administration renouvelé et la clarification des sources de financement, y compris les participations de l’Etat.
Le volet financier n’est pas en reste. Les démarches pour obtenir un financement ont été allégées : désormais 6 documents sont exigés au lieu de 10. Par ailleurs, les projets se font désormais évaluer par un système d’évaluation basé sur le risque qui remplace l’ancien système d’émission d’une note aux projets, a expliqué le ministre dans sa réponse.
Une simplification qui tend à rendre plus rapide le traitement des dossiers et à octroyer plus facilement les crédits.
Par ce panel de mesures, les autorités expriment leur volonté de «bannir» à un certain formalisme administratif pour aller vers une démarche économique plus souple et efficace. Une évolution estimée nécessaire pour redonner du souffle au secteur des micro-entreprises et en faire un véritable levier de croissance.
Par : Elyas Abdelbaki











