Après une accalmie qui n’a pas duré trop longtemps après la sanglante saignée vécue durant le ramadhan, la hausse des prix, surtout celle des fruits a repris de plus belle. Si le prix de la banane a quelque peu chuté pour être plafonné entre 400 et 450 dinars le kilo, les prix des autres fruits donnent le tournis, à l’image de la cerise 1700 dinars le kilo .Quant à la pèche locale hors saison, son prix a atteint les 500 dinars, idem pour les abricots de petit calibre et pas encore mûrs.
Le fruit dont le prix a défrayé la chronique demeure inévitablement la pomme cédée à 1500 dinars et, en voyant son prix affiché le citoyen écarquille les yeux et tourne le dos. Par ailleurs, pour certains fruits importés, leurs prix sont excessivement chers, tels que les poires, la pèche à 1200 dinars, le raisin 1100 dinars…etc. Pourtant, certains fruits locaux sont entreposés dans les chambres froides et fumigés et quand ils se font rares, les commerçants en profitent pour déplumer les citoyens.
En outre, les prix des légumes se sont stabilisés après la période du ramadhan, avec l’artichaut à 70 dinars, la tomate à 100 dinars, la pomme de terre à 60 dinars, la salade à 120 dinars, pareil pour le prix du concombre. En outre, l’oignon vert, qui a connu une hausse durant le mois de piété, a vu son prix revu à la baisse par sa disponibilité à outrance, en atteignant les 50 dinars, au grand bonheur des ménagères.
Sauf le prix de la carotte qui a augmenté pour atteindre les 150 dinars, alors qu’il y a de cela un mois, il coûtait 50 dinars et personne n’en achète. Les prix des fruits et légumes changent d’un marché à un autre, dont certains sont bien étudiés selon la qualité, mais il y a un risque de se retrouver, en rentrant, avec un couffin plein de pourritures qu’il faudrait jeter pour préserver la santé des siens. A titre d’exemple, la nectarine de petit calibre, cueillie précocement verte, mais pas mûre, elle coûte 600 dinars et personne n’en achète. Ce genre de commerçants ne vous laisse pas le choix ; bien au contraire, il met dans votre couffin ce qui lui plait tout en vous demandant de vous taire.
Au niveau du marché central, tout est cher, fruits, légumes et même l’alimentation générale qui n’est guère à la portée des bourses limitées, c’est pour cela qu’il est devenu infréquentable et les citoyens l’évitent.
Cependant, un marché dont les prix affichés sont accessibles, c’est incontestablement celui d’El Hattab, appelé communément celui des pauvres, dont la qualité des produits est souvent douteuse et dans lequel les prix des légumes surtout sont à la portée des bourses limitées. En effet, au niveau de ce marché, la tomate est cédée à 50 dinars, pareil pour le piment et la pomme de terre, la salade à 70 dinars…etc.
Mais, les prix des fruits demeurent inaccessibles et c’est du pareil au même dans pratiquement tous les marchés, à l’instar de la pastèque avec 150 dinars le kilo et le melon est cédé à 200 dinars le kilo. Certains pères de familles peinent à acheter un morceau de viande à chaque occasion pour garnir leurs plats, car le prix de la viande ovine ou bovine a atteint les 2500 dinars, alors que le blanc de poulet caracole à 1200 dinars et le cauchemar continue.
Par : Amar Ait Bara












