Le premier secrétaire national du Front des forces socialistes (FFS), Youcef Aouchiche, a salué le projet de loi organique sur les partis politiques, estimant que les amendements récents marquent un recul par rapport à une approche qui aurait réduit les partis à de simples appendices du ministère de l’Intérieur.
Lors de ses réunions, tenues hier à Oum El Bouaghi et Khenchela, il a précisé qu’une partie de ces amendements répondait aux propositions du FFS et d’autres partis à la présidence de la République, mais que certaines dispositions problématiques nécessitent encore des révisions.
Le dirigeant du FFS a insisté sur le fait qu’une véritable ouverture politique ne se limite pas aux textes, mais implique la libération des médias et la levée des restrictions légales entravant l’activité politique. Il a plaidé pour une réforme profonde de la loi électorale afin de garantir transparence, intégrité et égalité des chances, redonnant au processus électoral crédibilité et représentativité.
Aouchiche a appelé le gouvernement à s’abstenir de toute ingérence dans les affaires internes des partis politiques et a souligné l’urgence de réformer la loi électorale avant les prochaines élections pour restaurer la confiance.
Abordant les transformations mondiales et les défis régionaux, il a estimé que l’Algérie traverse une période délicate nécessitant vigilance et responsabilité nationale, soulignant l’importance d’un dialogue apaisé fondé sur l’intérêt collectif, le consensus et la participation inclusive.
Pour lui, un État fort repose sur une société active et consciente de son rôle. Il a rappelé que l’État exprime la volonté populaire et que l’exclusion de la société en compromet la légitimité. Le changement véritable se construit collectivement, avec une large participation, le respect du pluralisme et la garantie des droits et libertés.
Aouchiche a mis en garde contre le démantèlement ou la marginalisation des organisations politiques, syndicales et de la société civile, essentielles comme lien entre la société et l’État. Leur affaiblissement pourrait provoquer tensions et instabilité, menaçant la paix sociale.
À l’occasion du Nouvel An amazigh, Yennayer 2976, il a affirmé que cette célébration est un acte de conscience collective et la réaffirmation d’une identité nationale plurielle mais unifiée. Il a réitéré le soutien du FFS à la promotion de la langue amazighe, appelant à son enseignement généralisé, à une loi organique garantissant sa protection, à l’activation de l’Académie amazighe et à l’allocation des ressources nécessaires.
Par : S.A.B.






