Par : Aimen Saheb
Le projet de réalisation de l’hôpital destiné à la prise en charge des personnes atteintes de brûlures continue de cumuler des retards inexpliqués, malgré les rallonges allouées et les instructions du wali qui avait ordonné l’accélération des travaux.
Lancé en réalisation depuis l’année 2012, cet établissement de santé devait être réceptionné dès l’année 2016, mais en raison de difficultés financières, les travaux ont connu un terrible retard et le projet demeure toujours inachevé. Actuellement, le taux d’avancement des travaux est estimé à 65%, les explications des autorités, tout au long de cette période, tournent autour d’un besoin financier nécessaire à la continuité de réalisation des travaux ; pourtant les hautes autorités avaient déjà alloué en 2018 une enveloppe de 600 millions de dinars au profit de cette infrastructure.
D’ailleurs, la raison qui a poussé l’Etat à lancer ce projet est en effet le risque qui pèse sur les employés dans la zone industrielle de SONATRACH, le retard inexpliqué dans la livraison de l’hôpital des grands brûlés, sis à Bouzaâroura, dans la commune de Filfila, aurait sauver la vie de plusieurs victimes de brûlures au sein du géant de l’industrie nationale au cours de ces dernières années. De plus, les incendies qui ont ravagé la wilaya de Skikda durant l’été dernier ont également fait plusieurs victimes qui auraient eu une chance de survie si l’hôpital avait été finalisé.
Cette infrastructure s’étendant sur une superficie de 5,4 hectares, d’une capacité de 120 lits, a nécessité une enveloppe d’environ 2,4 milliards de dinars. Il est à rappeler aussi que cet établissement permettra de créer 500 postes d’emploi, dont 60 médecins spécialistes et généralistes et devrait également désengorger les CHU d’Annaba et celui de Constantine qui accueillent les cas graves de brûlures venant de Skikda.
Il est important de rappeler que, lors du dernier incendie qui s’est déclaré le 15 août dernier au niveau de la zone industrielle, au cours d’une opération de ravitaillement d’un camion à la raffinerie, ce dernier a fait un mort et deux blessés atteints de graves brûlures, comme l’avait annoncé la société nationale d’hydrocarbures. D’ailleurs, il y a un an, neuf autres personnes travaillant à l’entreprise de maintenance SOMIK ont été victimes d’un grave incident survenu à la même raffinerie, l’une des neuf victimes avait rendu l’âme avant qu’elle ne soit transférée vers le CHU d’Alger.
Suite à ces deux graves incidents, et sans négliger également l’immense explosion qui a frappé la GNL en 2004, les hautes autorités ont ordonné l’accélération des travaux de réalisation de l’hôpital de Bouzaâroura afin de prendre en charge des brûlés, particulièrement de la zone pétrochimique. Ces instructions n’ont malheureusement pas été concrétisées sur le terrain jusqu’à ce jour.









