L’Algérie s’impose comme un acteur central de la recomposition énergétique mondiale, selon Geoff Porter, président du cabinet North Africa Risk Consulting (NARCO). Dans un contexte marqué par la fermeture du détroit d’Ormuz et la réorganisation des flux gaziers vers l’Europe, Alger consolide, selon lui, sa position de fournisseur fiable et stratégique.
Pour l’analyste, invité sur le plateau de la chaîne Alg 24 Internationale, l’Algérie a tenu ses engagements sans interruption, même dans les périodes de fortes tensions internationales. Ses exportations de GNL ont, a-t-il souligné, même connu une hausse notable au début de 2026, confirmant son rôle de fournisseur alternatif pour l’Europe, en quête de sécurisation de ses approvisionnements énergétiques.
Sa force repose sur sa proximité géographique avec l’Europe et ses infrastructures clés comme les gazoducs Medgaz et Transmed, ainsi que ses livraisons maritimes vers les ports européens. Un atout majeur face aux points de blocage comme Ormuz ou Bab el-Mandeb. Porter a fait savoir également que la Sonatrach a élargi son réseau de partenaires internationaux, intégrant des acteurs européens, asiatiques et américains, afin de réduire les dépendances et sécuriser l’amont énergétique. Au-delà des hydrocarbures, l’Algérie mise sur les minerais critiques. Si le potentiel est réel, le défi reste la certification des ressources et l’attraction de technologies internationales capables de les exploiter.
Une nouvelle diplomatie minière est déjà à l’œuvre, dit-il. Aussi, l’analyste met en avant une tension structurelle : concilier exportations énergétiques et croissance de la consommation locale. Pour Geoff Porter, l’Algérie cherche à transformer ses ressources en levier de développement industriel, tout en assurant une gestion de long terme fondée sur la durabilité. Selon lui, l’Algérie ne se contente plus d’être un fournisseur d’énergie : elle devient un acteur pivot de la nouvelle architecture énergétique et minière mondiale.
Par : Akram Ouadah









