L’entreprise de production de lait et de produits laitiers “Al-Maida”, située dans la zone industrielle de Berrahal, a annoncé l’arrêt de ses
activités sur tout le territoire national, après la fermeture de toutes ses succursales, ainsi que de l’usine et les installations rattachées. Cette institution emploie environ 200 agents, originaires des zones rurales et des hameaux environnants de la zone industrielle.
Les responsables de l’entreprise estiment que l’arrêt de l’activité de la laiterie équivaut à l’absence d’une marque réussie sur le
marché local. Les mêmes sources ont révélé, à travers des plaintes adressées au plus haut sommet du pouvoir, l’existence d’une volonté à fermer une chaîne entière de production de lait et de ses dérivés, couvrant en produits laitiers plusieurs communes d’Annaba et des wilayas limitrophes.
La direction a révélé que la suspension de l’octroi à la laiterie de sa part de “poudre de lait” constitue une atteinte au système de “sécurité alimentaire” et une tentative d’entraver la fourniture de ce produit aux citoyens. La wilaya d’Annaba a connu, au cours des deux dernières années, la fermeture de
deux usines de production de lait et le licenciement de dizaines de travailleurs. Après la fermeture de la laiterie “Bladna” depuis plus
de deux ans, maintenant c’est au tour de celle de “Al-Maida”, preuve d’une tentative de porter atteinte au système de sécurité alimentaire local
dans la wilaya d’Annaba.
La crise s’est enclenchée le 6 février 2024, lorsque l’ONIL a prononcé la suspension conservatoire du contrat de partenariat le liant à El Meïda. En réaction à cette décision, les responsables de ladite laiterie considèrent que suspension a été prise sans intention juridique claire, tout simplement sur la base de rapports «erronés». L’entreprise a dénoncé, alors, une violation flagrante du principe de légalité et une présentation abusive de cette mesure comme un jugement définitif.
Face à cette situation, la juridiction administrative tranche en faveur de la laiterie, la rétablissant dans ses droits. Le 23 décembre 2024, le Tribunal administratif annule, ainsi, la suspension du contrat et ordonne la reprise immédiate de l’approvisionnement en poudre de lait, toutes catégories confondues, avec effet rétroactif à la date de suspension.
Malgré la notification officielle de ce jugement, l’ONIL refuse de l’appliquer, entraînant la saisie de la juridiction des référés. Suite à quoi, la laiterie a dénoncé un manquement grave de l’État de droit qu’elle a considéré comme une atteinte à la dignité de la justice.
Cependant, la situation actuelle de l’entreprise, due à la suspension de sa part dans l’obtention de la matière première, malgré les tentatives de trouver des solutions par les voies officielles et d’atteindre une issue à cette crise, a mis en péril son avenir et a paralysé totalement l’entreprise et ses employés. Ce qui est
considéré comme une mesure contraire à la politique gouvernementale , visant à accompagner les entreprises émergentes et à les aider à surmonter
les obstacles rencontrés par les investisseurs privés, engagés dans la politique de l’État pour protéger et renforcer la sécurité alimentaire.
Par : A.Ighil










