La direction locale de Sonelgaz Distribution a imputé à un vol de câbles la coupure qui, la journée d’hier, a privé d’électricité 4 bâtiments au quartier des 100 logts à Gassiot. L’incident illustre la récurrence d’un fléau qui fragilise les réseaux et pèse sur les services publics.
Le vol de conducteurs sur des tronçons de distribution provoque des coupures globales et expose des installations au risque d’accident. A Gassiot, les équipes techniques sont intervenues pour isoler les portions dangereuses du réseau, sécuriser les branchements et procéder aux remplacements nécessaires afin de rétablir l’alimentation progressivement. Les opérations exigent des mises hors tension ponctuelles et des travaux de gros œuvre parfois lourds, ce qui allonge les délais de remise en service.
Au-delà de la gêne immédiate pour les abonnés, les vols de câbles entraînent des coûts significatifs pour l’opérateur et pour la collectivité. La réparation des lignes, le remplacement des matériels et les déplacements répétés des équipes de maintenance mobilisent des ressources qui auraient pu être consacrées à l’amélioration du réseau. Par ailleurs, les interruptions répétées affectent les hôpitaux, les établissements scolaires et les commerces situés sur les mêmes maillages électriques.
Les câbles volés alimentent des filières de revente de cuivre et d’autres métaux. La valeur de ces matières sur le marché incite des collecteurs informels à intercepter des éléments du réseau en dehors des sites protégés. L’absence de surveillance continue sur certains tronçons, l’insuffisance d’éclairage public et la faible détection des points vulnérables facilitent ces détournements.
L’affaire survenue à Gassiot n’est pas un cas isolé, mais un signe tangible d’un phénomène structurel. Traiter efficacement ces vols demande de coupler des réponses techniques, judiciaires et sociales afin de réduire la vulnérabilité des infrastructures et de limiter l’impact sur la vie quotidienne des habitants.
Par : Mahdi AMA






