Un point de presse a été organisé par la wilaya en fin de semaine passée, regroupant les directeurs de l’Education d’Oum El-Bouaghi et la presse locale. En présence du chef de cabinet, le numéro un du secteur éducatif a présenté une fiche détaillée sur son département, mettant en exergue le nombre de structures scolaires au niveau des trois cycles (primaires, moyen et lycée). Comme il a présenté l’effectif réel des élèves dans les trois paliers, ainsi que le nombre du personnel administratif et pédagogique à travers la wilaya.
Ce dernier a précisé que le wali insiste pour présenter aux apprenants des repas chauds riches en calories à travers toutes les écoles primaires, et d’éviter de donner des repas froids aux élèves. Pour cela, il est nécessaire de construire des cantines scolaires selon la priorité des communes, en particulier les zones d’ombre et les établissements situés dans régions enclavées.
Un autre volet a été évoqué par l’invité, celui des inscriptions des opérations d’aménagement et de réhabilitation des salles de cours jugées vétustes ou délabrées surtout dans les grandes villes : Ain Beida, Ain M’Lila, Ain Fakroune, Meskiana, Ain Kercha, Sigus, Berriche, etc… Dans le même sillage une question a été posé par l’un des confrères concernant le CEM Kouchari d’Ain Beida qui est en piteux état et qui risque de s’effondrer à tout moment, représentant un grand danger et pour les élèves et pour les piétons qui passent devant cette structure séculaire.
Le directeur de l’Education précise qu’une partie de l’établissement est non fonctionnelle et qu’il manque une enveloppe financière pour le remplacer. Il ajoute qu’un nouveau CEM (Belkadi) a été construit à sa place, loin du site. Par conséquent, il faudrait attendre encore plusieurs années pour inscrire un autre établissement à sa place.
Quant aux résultats catastrophiques du BEM et du BAC enregistrés ces dernières années, il est reconnu la faiblesse des résultats. A cet effet, une commission a été installée, formée de directeurs d’établissements, de cadres de la direction de l’Education, d’inspecteurs d’administration et pédagogiques, d’associations des parents d’élèves, de pédagogues et de retraités de l’Education (entre enseignants et inspecteurs de matières). Cette commission a pour but d’évaluer les résultats et les échecs dans les examens de fin d’année par établissements (5e AP, BEM et BAC) et de connaître, surtout, les causes de cette déliquescence scolaire.
Certes que l’échec scolaire n’est pas une fatalité, mais l’Etat met à la disposition des directions de l’Education et au APC tous les moyens pour que nos enfants réussissent à leur scolarité. Selon des intervenants, l’absentéisme des enseignants et des élèves dans les classes de terminale, à partir de janvier, en est la cause et mérite une étude sérieuse par la commission.
Dans ce sillage, le directeur de l’Education s’est présenté dans une classe de terminale, dans un lycée du chef-lieu de wilaya, a remarqué l’absence de 18 élèves sans aucun motif. Ce dernier a instruit les directeurs d’établissements pour remédier à ce phénomène récurrent. Et à la commission, chargée d’étudier cette situation, de trouver des solutions pédagogiques. Son travail est déjà entamé pour remette un dossier complet à la direction de l’éducation.
Par : Chaffai Chawki






