Le torchon brûle entre les associations de défense des droits de consommateurs, principalement entre l’organisation algérienne de défense du consommateur (Himayatec) et l’Association de protection et d’orientation du consommateur et son environnement (Apoce).
Globalement, Himayatec critique le traitement « privilégié » dont bénéficie Apoce auprès du ministère du Commerce intérieur.
Dans un communiqué rendu public, jeudi, Himayatec indique que « récemment, l’APOCE a été reçue lors d’une rencontre individuelle au niveau du ministère du Commerce intérieur ».
Ceci, alors que Himayatec « a reçu une invitation pour assister à une réunion collective avec les autres associations nationales le 9 décembre 2025 ».
« Et ce, malgré le fait que l’Organisation Himayatec ait déposé une demande officielle pour tenir une rencontre individuelle avec Madame la ministre du Commerce intérieur afin de présenter les préoccupations des consommateurs et proposer des solutions concrètes aux problématiques affectant leur pouvoir d’achat », avait ajouté la même source.
Himayatec fait référence à la réunion du 22 novembre dernier, entre la ministre du Commerce intérieur et de la Régulation du marché national, Mme Amel Abdellatif, et le président de l’APOCE, M. Mustapha Zebdi, qui s’est tenue au siège du ministère, « dans le cadre des rencontres périodiques avec les différents acteurs du secteur », comme l’avait indiqué un communiqué du ministère.
A cet effet, Himayatec affirme, dans son communiqué, qu’« après consultation avec les associations nationales de protection du consommateur, et compte tenu de l’inégalité de traitement constatée dans la manière de recevoir les associations, il a été décidé de boycotter la réunion collective prévue le 9 décembre 2025, jusqu’à ce que le ministère adopte un mécanisme de traitement équitable, transparent et juste envers toutes les associations, sans exception ».
Apoce : « la réunion…destinée à remettre un dossier urgent… »
Aussitôt après, l’Apoce a réagi en déclarant que la réunion tenue avec la ministre était « destinée à remettre un dossier urgent et sensible, touchant directement à la sécurité du consommateur et à ses intérêts ».
Selon cette association, « présenter la réception d’une association ou son invitation à une réunion collective comme une forme de –discrimination– ou –d’inégalité– relève d’une lecture inexacte du fonctionnement institutionnel ».
« Le ministère du Commerce a appliqué un mécanisme clair dans l’accueil des associations. La différence réside toujours dans la nature des dossiers, leur maturité et la responsabilité de ceux qui les portent », a affirmé l’Apoce, pour qui « la décision prise par certaines associations de boycotter une réunion officielle consacrée aux préoccupations des consommateurs, au lieu de participer et de proposer des solutions, soulève des questions quant au sérieux de leur approche et à la sincérité de leurs objectifs ».
Il est à rappeler que ces « tensions » entre associations de défense des droits des consommateurs, notamment entre Himayatec et Apoce, ne sont pas nouvelles.
Par : Elyas Abdelbaki








