L’année 2025 a été aussi violente que les précédentes. Pour preuve, 873 victimes, plus précisément, d’agression ont été prises en charge par l’équipe médicale des urgences du CHU Benbadis de Constantine durant l’année écoulée, selon des sources hospitalières. Un bilan qui reste provisoire à trois semaines ou presque, de la fin de l’année en cours. Avec 137 victimes, juillet a été le mois le plus violent. Tandis que le mois de février a été le moins violent, avec 43 cas enregistrés.
Des chiffres révélateurs de cette violence qui ronge la société. Des chiffres qui sont là pour «conforter», en quelque sorte, le constat établi par certains analystes avertis. La troisième ville du pays est bien classée, voire très bien classée en matière de criminalité. Un constat qui ne fait que ternir davantage le blason de cette ville millénaire, versée dans une violence sans précédent.
Les agressions à l’arme blanche enregistrées durant l’année écoulée sont, il est clair, une de ces formes de brutalité prises ces dernières années. C’est une suite logique, estiment les spécialistes, à la prolifération de la drogue et des stupéfiants, notamment dans le milieu des jeunes. Un autre phénomène qui continue de ronger, lui aussi, la société.
«C’est souvent sous l’effet des psychotropes, associés aux boissons alcoolisées, que les auteurs de ces agressions agissent», selon des spécialistes. L’autre facteur, et pas des moindres, à l’origine de cette violence «galopante», est la démission à la fois des parents et d’une école déficitaire qui n’éduque plus. Un constat que tout le monde partage, ou presque.
D’où l’appel, aujourd’hui, pour que l’école et la famille à la fois reprennent leurs rôles respectifs de catalyseur, en termes d’éducation, afin de permettre à la société de renouer avec la sécurité. Il faudrait aussi sévèrement sanctionner les porteurs d’armes blanches, suggèrent de nombreux spécialistes. Poursuivant qu’il faudrait s’attaquer aux racines du mal et ne plus se contenter de quelques solutions curatives.
Par : A.A










