Avec l’entrée en vigueur des nouvelles dispositions concernant le passage des bus aux frontières algéro-tunisiennes, le train pourrait être une alternative.
A cet effet, au lendemain de l’annonce, par plusieurs agences de voyages, des difficultés rencontrées, au niveau des postes frontaliers, leur bus étant bloqués en raison de l’absence d’une « autorisation internationale de voyage », exigée depuis dimanche dernier, la Société nationale de transport ferroviaire (SNTF) a lancé une campagne pour faire la promotion du voyage par train.
Adoptant le slogan « Algérie – Tunisie, un seul train nous unis », l’Entreprise, s’attendant probablement à une hausse des réservations notamment avec l’approche des fêtes de fin d’année, a rappelé nombre de recommandations et d’exigences, au nombre de dix, pour faire le voyage dans les meilleures conditions.
A cet effet, la SNTF rappelle aux voyageurs qu’ils doivent être munis de leur passeport valide et de la vignette fiscale de voyage. Cette dernière peut être achetée au niveau de toutes les stations de réservations, précise l’entreprise.
Par ailleurs, il est indiqué que « le poids de bagages autorisé est de 30 kg par passager » et que « tout excédent de bagages est transféré vers un véhicule de transport de marchandises moyennant des frais supplémentaires ».
La SNTF signale que « le billet peut être réservé 7 jours avant la date de départ » et que « la validité d’un billet aller-retour sur la ligne internationale Algérie–Tunisie est de 3 mois », soulignant que « pour les voyageurs disposant d’un billet aller-retour, la confirmation de réservation du retour doit se faire dans un délai de 7 jours avant la date du voyage retour ».
En dernier lieu, la SNTF informe qu’« un bureau de change est disponible à la station de Souk Ahras ».
Il faut rappeler que depuis dimanche dernier, des informations avaient fait état du blocage, par les APF (police de l’air et des frontières) des deux pays de plusieurs bus transportant des touristes algériens se dirigeant vers la Tunisie.
Une « autorisation internationale de passage aux frontières » est exigée aux agences disposant de ces bus.
Ce qui a été confirmé par la suite par le président de l’Organisation algérienne de tourisme (Algerian tourism organization), Maher Houmour, même si les autorités des deux pays n’ont pas communiqué officiellement sur la question.
Selon des informations, la mesure a été prise pour mettre un terme aux pratiques de certains « agences » qui organisent ces voyages juste pour permettre aux citoyens de pouvoir retirer l’allocation touristique sans une prise en charge réelle en Tunisie.
Il est fort à parier que plusieurs parmi ces « organisateurs de voyages » n’arriveront pas à obtenir cette autorisation nécessaire.
Donc, pour beaucoup de citoyens, le déplacement en Tunisie via le train pourrait être une alternative. C’est devant cette optique que la SNTF a vraisemblablement lancé son opération de communication.
Par : Elyas Abdelbaki










