La wilaya de Batna poursuit la modernisation de son secteur de la santé avec le renforcement des services d’hémodialyse, à travers l’affectation de 20 générateurs de dernière génération au profit de huit (8) Etablissements Hospitaliers Publics.
Cette opération, d’un montant global estimé à 5 milliards de cts, vise à améliorer la prise en charge des patients souffrant d’insuffisance rénale et à réduire la pression enregistrée dans plusieurs structures sanitaires.
La cérémonie de remise des décisions d’affectation s’est tenue au siège de la wilaya, sous la supervision du wali, Riadh Benahmed, en présence des responsables du secteur. Les équipements ont été répartis entre les EPH des daïras de T’kout, Arris, Theniet El Abed, N’gaous, Merouana, Aïn Touta, Barika et Ras El Aïoun, des zones caractérisées par une forte densité démographique et une demande croissante en soins spécialisés.
Selon le directeur de la Santé et de la Population, Hamdi Chagouri, cette dotation répond à une urgence réelle, notamment dans les services d’hémodialyse soumis à une saturation persistante. L’hôpital Slimane Amirat de Barika, qui prend en charge près de 120 patients, illustre cette situation.
Pour alléger cette charge, une stratégie combinant renforcement du secteur public et partenariat avec le privé a été mise en œuvre. L’ouverture d’un centre privé conventionné avec la CNAS a ainsi permis le transfert de 30 patients, tandis que d’autres projets sont à l’étude à Djezzar et Ouled Ammar.
Par ailleurs, la DSP s’inscrit dans une démarche de durabilité, avec le renouvellement périodique des équipements et la réception prochaine de nouvelles stations de traitement d’eau. L’introduction du système «BioScan», moniteur de composition corporelle, constitue également une avancée technologique majeure, permettant une meilleure précision dans les séances de dialyse.
Cette dynamique conforte la place de Batna comme pôle de référence en néphrologie, avec pour objectif d’améliorer l’accès aux soins et de mettre fin aux déplacements contraignants des patients, notamment dans les zones enclavées.
Par : Amina A.








