Le représentant du ministère public, près le Tribunal de première instance, a requis une année de prison ferme à l’encontre d’un jeune
tunisien ayant tenté de voyager avec de faux documents. La genèse de l’affaire du mis en cause remonte lorsque les services de Police des Frontières de l’aéroport «Rabah Bitat» d’Annaba, en coordination avec les services de la police judiciaire, ont présenté un jeune homme de nationalité tunisienne devant le procureur et le juge d’instruction près du tribunal d’El Hadjar. Ce dernier a tenté de quitter illégalement le territoire national vers l’Europe avec de faux documents.
Le juge d’instruction et le procureur ont interrogé le jeune prévenu en sa possession de faux documents italiens. Il s’agit d’une carte de séjour établie à Rome, ainsi qu’une fausse carte d’identité italienne. En plus, il était également en possession d’autres faux documents. L’indélicat jeune homme a acheté un billet d’avion pour quitter le territoire algérien illégalement, avant que les autorités ne s’aperçoivent de son plan et l’arrêtent alors qu’il était en possession de faux documents, destinés à être utilisés à l’aéroport Rabah Bitat. En plus, le suspect, dénommé «C.R», âgé de 24 ans, a révélé lors de son audition par les services de police judiciaire avoir falsifié ces
documents administratifs dans la capitale tunisienne.
Il a été ensuite interrogé par le procureur de la République et le juge d’instruction, suite à une citation immédiate à comparaître
devant la justice dans le cadre des procédures de comparution immédiate. Lors de son audition par le juge du tribunal correctionnel de première instance d’El Hadjar, il a indiqué qu’il n’avait aucun antécédent judiciaire et n’avait jamais été impliqué dans une affaire similaire, soulignant les conditions sociales difficiles dans lesquelles il vit ; ce qui l’a incité à envisager de rejoindre l’autre rive par tous les moyens et quel qu’en soit le prix.
D’autre part, l’accusé, «C.R.», a expliqué que ces documents ont été falsifiés à Tunis avec l’aide de deux inconnus rencontrés dans un café de la capitale tunisienne en contrepartie de 3000 Dinars Tunisiens, qui est l’équivalent de 21 millions de centimes algériens. L’aventurier fut ensuite intercepté à l’aéroport Rabah Bitat où a été découvert «le pot aux roses». Le prévenu fut, ensuite, traduit en justice, qui a tenu son audience de jugement. Le procureur de la République près le tribunal correctionnel de première instance a requis une peine de 12 mois de prison à son encontre.
Par : A.Ighil









