Mme Noura Fadhli prend la tête de la Cinémathèque à un moment charnière où la survie des lieux de projection urbains exige davantage qu’une simple rotation de personnels. Elle nécessite une stratégie de reconquête des publics, de préservation patrimoniale et de gouvernance durable.
Le parc cinématographique annabi se réduit aujourd’hui à une poignée d’écrans opérationnels, héritage d’un réseau qui comptait 14 salles au lendemain de l’indépendance, tandis que la majorité des établissements sont fermés, reconvertis ou en péril structurel. La fréquentation, lorsqu’elle existe, est marginale et fragmentée entre offres commerciales occasionnelles et manifestations festivalières. Dans ce paysage, la Cinémathèque représente l’unique noyau programmatique et patrimonial stable : réaménagée et rouverte en 2016, la salle de 230 places, disposant d’équipement numérique, constitue le principal vecteur local de diffusion de répertoire, d’accueil de festivals et d’actions de médiation.
Par : Mahdi AMA












