Par : Aimen Saheb
Les fortes pluies qui se sont abattues ce jeudi, provoquant des inondations dans certains quartiers à Skikda, ont mis en exergue l’insouciance affichée par les membres de l’APC.
Il suffit que quelques gouttes seulement pour constater l’état de dégradation considérablement avancé du réseau d’assainissement, c’est exactement ce que tous les Skikdis ont vécu durant la journée de jeudi dernier, après que des fortes pluies se sont abattues sur toute la wilaya de Skikda, notamment au centre-ville de l’ex-Russicada.
Plusieurs cités et quartiers ont été complètement inondés, bloquant le passage aux automobilistes comme aux piétons, les avaloirs bouchés et les regards d’égout non-nettoyés ont provoqué l’accumulation des eaux pluviales sur les routes et les trottoirs, donnant une image d’une ville abandonnée depuis des siècles, et c’est tout à fait le cas de Skikda.
A Merdj Eddib, les artères se sont transformées en une grande piscine le temps où certaines cités souffrent d’une terrible pénurie d’eau qui perdure depuis le début de la saison estivale. Les internautes, inquiets pour leur ville, n’ont pas hésité à partager les photos de leurs cités prises par les précipitations, blâmant les élus de l’APC et leur politique de négligence qui a entrainé cette terrible catastrophe.
Cette scène a en effet dévoilé l’inactivité de la municipalité qui n’a pris aucune peine pour se préparer à la saison des pluies, les expériences similaires qui ont frappé la ville durant les années précédentes n’ont pas poussé les élus de l’APC à prendre conscience de leurs responsabilités, ces derniers étaient sourds-muets lorsque la population avait signalé ce problème en appelant les élus à entamer le nettoyage des réseaux d’assainissement.
D’ailleurs, il n’y a pas que la population qui accuse les représentants de la municipalité, le wali de Skikda, Mme Houria Meddahi, a indiqué mercredi dernier lors de sa rencontre avec les représentants de la presse, suite à l’entame de la rentrée scolaire, qu’elle est loin d’être satisfaite concernant le travail de l’APC depuis son élection, la cheffe de l’exécutif a justifié sa parole en dénonçant l’absence des élus dans la préparation qui s’est faite pour assurer la rentrée scolaire.
Enfin, des signes de conflit se profilent à l’horizon entre l’APC et la cheffe de l’exécutif, la population parle déjà d’un éventuel gel de l’assemblé qui pourrait être démise de ses fonctions à n’importe quel moment, notamment que la relation entre le wali et le maire s’avère plus que tendue.









