Le programme d’exploitation spécial de transport par téléphérique et télécabine a été mis en place durant le mois de Ramadhan, annoncé par la direction des transports de la wilaya d’Annaba. Ces horaires
spéciaux ont été mis en place depuis le 19 février et demeureront en vigueur jusqu’à la fin du Ramadhan. Ainsi, pour le téléphérique Annaba-Séraidi, il sera en service de 7h30 à 16h30 à l’exception du
dimanche, réservé aux travaux de maintenance et de contrôle.
Mais durant ce mois sacré, il a été constaté une activité au ralenti de ce mode de transport par câble aérien. Selon la direction des transports de la wilaya d’Annaba, il a été enregistré une moyenne de 1.100 passagers /jour, ce qui est un chiffre insignifiant par rapport aux chiffres enregistrés durant la saison estivale qui peuvent atteindre les 4.000 passagers quotidiennement qui empruntent ce moyen de transport par câble et cela dans les deux sens.
Ainsi, après une attente d’une demi-douzaine d’années, le téléphérique reliant la ville de Annaba à la commune montagneuse de Séraïdi a enfin été remis. Cette relance tant attendue marque la fin d’un feuilleton de près de six années d’interruption, consécutives à de graves intempéries survenues en janvier 2019, qui avaient endommagé trois pylônes de l’infrastructure.
Construit en 1986, le téléphérique d’Annaba constitue bien plus qu’un simple moyen de transport. Il est une
composante essentielle du maillage urbain et un symbole d’intégration entre la ville côtière et ses hauteurs boisées. Long de 4150 mètres, il permet de relier le centre-ville à Séraïdi en moins de 20 minutes grâce à des cabines aériennes modernes, désormais capables de transporter jusqu’à 2000 passagers par jour.
La remise en service de cette infrastructure s’est accompagnée d’une réhabilitation complète. Structures métalliques, pylônes, câbles, dispositifs de freinage et équipements de sécurité ont tous été remplacés ou remis à neuf, conformément aux standards de sécurité les plus récents. Pour les habitants de cette commune montagneuse perchée à plus de 850 mètres d’altitude, c’est aussi un lien vital avec la ville, une alternative
rapide et économique au long trajet routier, sinueux et souvent embouteillé.
Par : A.Ighil











