L’Algérie et l’Italie se sont entendues pour renégocier les contrats d’approvisionnement en gaz naturel.
Une décision qui intervient dans le contexte des consultations bilatérales permanentes qui portent sur la sécurisation des approvisionnements énergétiques et le renforcement du partenariat stratégique entre les deux pays, alors que l’Algérie est devenue le premier fournisseur en gaz de l’Italie, auquel elle satisfait à plus d’un tiers de ses besoins, a affirmé «Echourouk», citant des sources proches du dossier.
Ce qui, ajoute le média, a été au centre des discussions entre le ministre italien de l’Environnement et de la Sécurité énergétique, Gilberto Pichetto Fratin et le ministre des Hydrocarbures et des Mines, Mohamed Arkab en marge de sa participation au colloque international « Afrique du Nord, connecter les continents et créer des opportunités », organisé à Alger, les 5 et 6 février.
Les entretiens ont été l’occasion de procéder à une analyse approfondie du dossier des contrats de fourniture de gaz algérien à l’Italie, considérés comme stratégiques par les deux parties, eu égard à la place centrale de l’Italie pour le marché énergétique de l’Algérie.
Les échanges ont reflété un certain optimisme quant à la possibilité d’aboutir à un accord dans le courant de l’année, les deux parties s’étant engagées à poursuivre la concertation en vue d’établir un cadre leur permettant de garantir la stabilité des approvisionnements et la durabilité de la coopération énergétique, a affirmé la même source.
Ils ont aussi discuté des préoccupations relatives à la mise en œuvre du règlement de l’UE sur les émissions de méthane, soulignant l’importance d’une adaptation conjointe aux nouvelles normes environnementales sans compromettre la sécurité énergétique ni les intérêts stratégiques communs.
Ces pourparlers s’inscrivent dans un cadre plus large pour la coopération énergétique, qui inclut aussi des projets de liaison dans l’électricité et l’hydrogène.
Par ce biais, l’Algérie vise à renforcer sa position de fournisseur prioritaire de l’Europe dans la transition énergétique, notamment via le projet du corridor sud de l’hydrogène, Alger proposant d’accueillir, dans les tous prochains mois, une réunion ministérielle des pays impliqués.
Il est à rappeler que la présidence de la République a annoncé, le 3 février dernier, la visite officielle de Georgia Meloni en Algérie après le mois du Ramadhan.
Ce qui renseigne sur la nature du partenariat liant les deux pays, et conséquemment sur l’éventualité que ces «renégociations» vont aboutir à des résultats probants très bientôt.
Par : Elyas Abdelbaki






