Le Maroc confirme la restriction d’accès à son territoire visant, dans la pratique, les ressortissants algériens ne disposant pas d’un titre de séjour marocain ou d’un autre document attestant leur résidence dans le royaume. La mesure, qui circulait depuis plusieurs semaines à travers des témoignages de voyageurs, est désormais confirmée par des sources diplomatiques marocaines citées par le quotidien français L’Opinion.
En vigueur depuis le 16 septembre 2026, elle a entraîné plusieurs cas de voyageurs algériens empêchés de se rendre au Maroc, alors qu’aucune nouvelle obligation de visa n’a été officiellement annoncée par Rabat.
Selon L’Opinion, qui dit avoir contacté « des sources diplomatiques », celles-ci ont confirmé que « les ressortissants algériens ne peuvent désormais pas entrer au Maroc sans titre de séjour ou tout autre document attestant de leur résidence ».
La même source précise qu’« Il s’agit d’une restriction provisoire appliquée jusqu’à nouvel ordre et notifiée aux compagnies aériennes », tout en soulignant que « les raisons de cette décision restent inconnues ».
Un visa qui ne dit pas son nom
La confirmation apportée par les sources diplomatiques marocaines comporte toutefois une nuance: il ne s’agit pas, à ce stade, d’une nouvelle obligation de visa officiellement annoncée par les autorités marocaines.
La restriction se traduit plutôt par une vérification du statut de résidence. Les voyageurs algériens concernés doivent pouvoir présenter un titre de séjour marocain ou un document équivalent.
La confirmation publiée par L’Opinion constitue donc un nouvel élément : aucune décision publique formelle n’a été annoncée, mais la restriction est bien appliquée dans la pratique.
Cette mesure intervient alors que les relations entre Alger et Rabat restent fortement dégradées. Les deux pays ont rompu leurs relations diplomatiques en août 2021 et leur espace aérien demeure fermé.
L’Algérie avait, pour sa part, rétabli le 26 septembre 2024 l’obligation de visa pour les détenteurs de passeports marocains, avec effet immédiat. Cette décision avait été officiellement annoncée par le ministère algérien des Affaires étrangères.
Par : S.A.B











