La décision des autorités algériennes serait une réponse à ses déclarations provocatrices, quelques jours après sa libération, à la suite d’une grâce présidentielle.
Le Soir d’Algérie a révélé, dans son édition d’hier, que les autorités algériennes ont désactivé le passeport biométrique de Boualem Sansal, citant des sources qu’il qualifie de bien informées. Dans ce cas de figure, l’écrivain franco-algérien, libéré le 12 novembre dernier, doit obtenir un visa sur son passeport français pour fouler le territoire algérien, inique le quotidien francophone. Selon Le Soir d’Algérie, la décision des autorités algériennes serait une réponse à ses déclarations provocatrices, quelques jours après sa libération, à la suite d’une grâce présidentielle accordée après une demande du président allemand.
La libération de Boualem Sansal a, en effet, déclenché un vacarme médiatique occultant l’essentiel : Sansal est un citoyen algérien, et il a été jugé en tant que tel. Sa grâce n’a été obtenue qu’après une sollicitation officielle du chancelier Allemand Frank-Walter Steinmeier auprès du président de la République qui a répondu favorablement à cette intercession pour raison humanitaire.
Sauf que l’auteur du village de l’Allemand a, après avoir regagné la France, mis un terme à ce qu’il appelait une « retenue dans ses propos » pour des « considérations liées à sa grâce ». Il a, ensuite, déclaré à plusieurs médias français son intention de retourner en Algérie au prétexte de récupérer son ordinateur et son téléphone portable, soufflant le chaud et le froid dans un exercice lexical plein de contradictions et de fausses révélations. Boualem Sansal qui est apparu sur les plateaux de TV françaises avait tout l’air de s’être requinqué après presque une année passée en prison, contrairement aux affirmations de son fameux comité de soutien qui a qualifié sa situation de « grave » au plan santé et crié sur tous les toits que sa vie était en danger.
Rappelons que Sansal a été condamné à cinq ans de prison pour atteinte à l’unité territoriale, à la suite de déclarations faites à la chaîne électronique française Frontières, proche de l’extrême droite, dans lesquelles il affirmait qu’une partie des terres de l’ouest algérien était marocaine. Selon TSA, citant le Soir d’Algérie, la désactivation du passeport de Sansal a été prise en raison des « déclarations provocatrices » faites par l’écrivain après son retour en France où il a multiplié les interventions et les interviews dans les médias, selon le même média.
Il a d’ailleurs confié avoir confié son projet de retourner en Algérie au président français Emmanuel Macron qui l’a reçu, avec son épouse, à l’Élysée. « J’ai dit au président Macron que j’allais rentrer le plus tôt possible pour quelques jours pour au moins récupérer mes affaires. (…)», a-t-il raconté dimanche dernier sur France 2. Jeudi, l’écrivain a changé de ton et de posture quand il a été interrogé sur l’Algérie. « La France, c’est mon pays. Je rappelle que quand je suis né, l’Algérie était française. Je suis né français.
Durant toute ma scolarité, j’étais dans un pays qui s’appelait France Algérie, et que ses parents auraient pu venir en France après l’indépendance en 1962 », a-t-il dit lors de l’émission La Grande Librairie sur France 2. Mieux encore, Sansal a accentué le ton lorsqu’il a été reçu par son comité de soutien parmi lequel se trouvait l’ancien ambassadeur de France en Algérie, Xavier Driencourt, tout sourire et visiblement content que son compère reviennent à la charge en proposant ni plus ni mois de « sauver désormais l’Algérie ». Une phrase qui atteste que l’ancien bagnard de Koléa ne renoncera pas de sitôt au projet algérophobe de ses mentors de l’extrême droite française.
Par : Akram Ouadah









