Une vidéo abondamment partagée sur Facebook, reprise ensuite par la direction de l’Hydraulique, documente, avec une crudité incontestable, l’état du quartier des 850 logements d’El Bouni où des fuites d’eau persistent depuis plus de 4 ans, selon la plainte initiale postée en ligne. Sur la séquence, un habitant parcourt le quartier et montre plusieurs points de suintement et d’écoulement incontrôlé, témoignant d’une situation qui, d’après lui, n’a reçu aucune réponse effective malgré de multiples signalements
Sur la séquence, l’auteur fait état d’au moins quatre (4) années de fuites non traitées. Il affirme avoir saisi successivement la commune, l’Algérienne des Eaux (ADE) et la direction de l’Hydraulique, sans résultat tangible : selon son témoignage. Chaque instance renvoie la responsabilité à une autre ou invoque l’absence d’engins et de moyens techniques pour entreprendre les réparations.
Le relais de la vidéo par la direction de l’Hydraulique est, en soi, révélateur. Il rompt le silence institutionnel habituel et reconnaît la matérialité du problème. Reste que cet acte de partage n’a, pour l’instant, pas été accompagné d’un calendrier public de réparation, ni d’un plan d’urgence accessible aux riverains. L’absence d’un échéancier clair alimente l’impression d’une gestion administrative désynchronisée face à une nuisance qui s’inscrit dans la durée.
Les habitants demandent des réponses précises : identification des points de fuite, plan de réparation, dotation en engins et calendrier d’exécution. À défaut d’engagement formel et consultable, la défiance entre population et administrations risque de s’enraciner.
Par : Mahdi AMA












