Par : Amar Ait Bara
Une commission d’enquête, qui s’est déplacée d’Alger, est à pied d’œuvre à la Conservation foncière d’El Hadjar pour enquêter sur les transferts illégaux de terrains, des spoliations, des squats et des dépassements dans la gestion. Des sources sûres nous informent que des cadres centraux du ministère des Finances dont les enquêteurs ont fait le déplacement à Annaba, sont en train d’enquêter sur les transgressions et les actes délictuels commis au niveau de la Conservation foncière dans la daïra d’El Hadjar. La commission tente de trouver des anomalies dans la gestion de cette entité qui a la charge de gérer le foncier important d’une aussi grande daïra et commune. Selon nos sources proches du dossier, l’affaire a une relation directe avec le trafic foncier, notamment le détournement des assiettes de terrains agricoles pour la construction des promotions et habitations. Alors que d’autres informations confirment que de nombreux terrains ont été spoliés au profit d’autres personnes, attribués dans le cadre des investissements avec même des falsifications de documents au détriment de leurs véritables bénéficiaires. Les résultats de l’enquête que mènent également les services sécuritaires détermineront les tenants et aboutissants de cette dérive, avec comme conséquence l’arrestation de nombreux responsables de ces actes au niveau de cette Conservation foncière d’El Hadjar. Les péripéties ont débuté lors de permutations effectuées, ayant touchées les conservateurs. Ainsi la nouvelle directrice de la Conservation foncière de la daïra d’el Hadjar précédemment à Berrahal a décelé des erreurs d’appréciation dans la gestion qu’il fallait dénoncer. Celle-ci ne voulait pas endosser la responsabilité d’une gestion antécédente désastreuse dont les transferts illégaux de terrains. En ripostant avec force, cette dernière détenait des dossiers compromettants avec des preuves incriminant l’ex-conservateur, les remettant ainsi aux responsables centraux qui ont réagi de facto. Ainsi, les résultats de l’enquête démontreront l’existence de terrains octroyés en concession, destinés pour l’investissement et la réalisation de projets créateurs d’emploi, qui sont aujourd’hui des promotions immobilières et des villas. D’ailleurs, de nombreux projets d’investissements attribués dans ce cadre sont en stand-by, et les assiettes de terrains vendus, d’autre squattés, alors que d’autres ont été détournées à d’autres fins. Nous reviendrons sur ce dossier, une fois l’enquête terminée et le dossier transmis à la justice. Par ailleurs, un procès doit se tenir aujourd’hui au tribunal d’El Hadjar. Il concerne ‘’un faux’’ dont ont été victimes les membres de la famille Ahcène Djaballah, spoliés de leurs biens par la grâce d’un document officiel.








