Lors de sa rencontre périodique avec les représentants des médias nationaux, le président de la République Abdelmadjid Tebboune est longuement revenu sur la décision des Émirats arabes unis de quitter l’OPEP et l’alliance OPEP+. Il a qualifié ce retrait de « non-événement », estimant qu’il ne constitue ni une rupture stratégique ni un facteur susceptible d’ébranler le fonctionnement de l’organisation. Selon lui, l’OPEP demeure structurée autour de son « pilier », l’Arabie saoudite, dont le rôle central continue d’assurer stabilité et cohérence au sein du marché pétrolier international.
Le Président a également balayé un large éventail de questions internationales. Il est revenu en détail sur la visite historique du chef de l’Église catholique au Vatican, affirmant que cette visite, accompagnée de déclarations franches, avait rappelé au monde que les racines de l’Algérie « plongent profondément dans l’histoire ». Selon lui, ces prises de position ont mis fin à ce qu’il a qualifié de « mythe du vieux colonisateur » prétendant avoir façonné l’Algérie moderne.
Il a mis en avant l’ancienneté de l’État algérien, évoquant le symbolisme de saint Augustin et de figures historiques antérieures comme preuves de la profondeur civilisationnelle de la région. Pour le chef de l’État, la visite papale constitue ainsi une reconnaissance implicite de la légitimité historique de l’Algérie et du sérieux de ses positions sur la scène internationale.
Réformes politiques et lutte anticorruption
Sur le plan interne, le chef de l’État a insisté sur la nécessité d’élargir la participation des femmes à la vie politique, convaincu qu’elles portent des idées nouvelles, structurées et capables d’alimenter le développement du débat public. Il a parallèlement rappelé l’importance d’empêcher toute ingérence administrative dans le processus électoral, condition indispensable à l’intégrité, à la transparence et à la crédibilité de toute échéance nationale.
Abordant la question sensible de la corruption, le président Tebboune a révélé avoir mené une lutte déterminée contre ce qu’il a décrit comme une « bande » spécialisée dans le gonflement des factures publiques. Tout en reconnaissant l’apparition de pratiques similaires dans certains secteurs, il a souligné l’obligation d’une vigilance permanente pour contrer toute tentative de manipulation ou de détournement des fonds publics.
Dans son ensemble, cette intervention présidentielle met en évidence une ligne politique qui articule la défense de la souveraineté historique, l’approfondissement des réformes et un engagement ferme contre la corruption, tout en réaffirmant le positionnement stratégique de l’Algérie dans les équilibres régionaux et internationaux.
Par : S.A.B.










