Par : A.Ighil
La voix nationale des étudiants algériens (VNEA) a organisé, hier, un rassemblement devant le siège de la direction des œuvres universitaires(DOU) d’Annaba-centre pour réclamer une commission d’enquête sur la gestion anarchique et les mauvaises prestations offertes aux étudiants au niveau des différentes cités universitaires. Et cela, en dépit des nombreuses correspondances et communiqués dénonçant les conditions misérables dans certaines cités, particulièrement à El Bouni1. L’organisation a transmis un rapport accablant à la tutelle sur la fermeture de la direction au dialogue avec le partenaire social, en l’occurrence les organisations estudiantines qui sont marginalisées et qui ne sont pas reconnues par certains responsables. Le seul but de ces organisations est de soulever un certain nombre des difficultés que rencontrent les étudiants dans leur dure vie quotidienne dans ces cités. Un réel malaise s’est installé parmi la famille estudiantine. Une mauvaise gestion dans ces cités est palpable par la désignation de certains chefs de service qui sont incapables de s’acquitter correctement de leur mission et qui donnent lieu à des cités universitaires dans une situation déplorable et un état des lieux des plus catastrophiques. En plus des produits de mauvaise qualité livrés par des fournisseurs pour alimenter les restaurants qui présentent des repas infectés, les cités universitaires à l’abandon avec de nombreux pavillons envahis par des rats et toutes sortes de reptiles où l’électricité fait souvent défaut. En cas d’urgence, une ambulance est inexistante dans bon nombre de cités. Ainsi, la gestion des cités universitaires continue à être archaïque et cela depuis des décennies malgré qu’un énorme budget du secteur de l’Enseignement supérieur soit consacré à la gestion des cités universitaires. Ces énormes dépenses ne profitent nullement à l’étudiant qui continue à vivre dans de mauvaises conditions dans ces cités. Il est donc urgent d’imposer une réforme universitaire sous tous ses aspects.








