Plus de 10 000 agents mobilisés, surveillance de 470 plages et alerte maximale contre les feux de forêt : la Protection Civile sort les grands moyens pour sécuriser l’été 2026. Entre prévention routière et sauvetages en mer, le plan d’action s’annonce dune vigilance absolue face à des bilans déjà lourds.
Le coup d’envoi de la saison estivale 2026 s’accompagne d’un défi sécuritaire de taille pour les pouvoirs publics. Invité hier de la Chaîne 2 de la Radio nationale, le capitaine Ben Amzal Zouhir, responsable de la communication à la Direction générale de la Protection civile (DGPC), a détaillé le plan opérationnel mis en place pour endiguer les drames récurrents liés à la saison chaude.
Pour assurer la sécurité des estivants, la Protection civile a mobilisé un contingent impressionnant de 10 724 effectifs, composé de 1 009 professionnels, 9 200 maîtres-nageurs saisonniers, 416 plongeurs et 30 médecins. Ce dispositif humain est appuyé par une logistique d’intervention rapide, notamment des canots pneumatiques et des flottes de jet-skis.
La mission s’annonce complexe : sur les 657 plages répertoriées au niveau national, seules 470 sont autorisées à la baignade. Les 187 restantes, réparties sur 124 communes côtières, demeurent strictement interdites en raison de l’absence de conditions de sécurité minimales.
L’urgence sur le terrain est déjà palpable. Si les secours ont réussi à sauver 6 702 personnes d’une mort certaine depuis le 1er juin, la mer a déjà fait 34 victimes. La majorité de ces décès a été enregistrée dans des zones interdites ou en dehors des heures de surveillance réglementaires (9h00 – 19h00). À ce bilan littoral s’ajoutent 40 noyades survenues depuis le printemps dans les barrages et retenues d’eau de l’intérieur du pays, touchant principalement des enfants.
Alerte maximale
Le danger ne se cantonne pas cependant aux plages. Le réseau routier national connaît une situation alarmante avec plus de 800 décès enregistrés depuis le début de l’année. À l’approche des grands flux de circulation de juillet et d’août, la DGPC redoute un pic de sinistralité.
Pour y parer, le plan d’action prévoit un maillage du territoire par des postes de secours routiers stratégiques afin d’optimiser les délais de prise en charge des blessés. Aussi, sur le front des incendies, l’ensemble du dispositif opérationnel a été placé en état d’alerte maximale.
Des colonnes mobiles et des détachements régionaux spécialisés ont été pré-positionnés au niveau des wilayas forestières. Afin d’éviter la propagation de grands feux, la riposte sera également aérienne grâce à la mobilisation de 12 avions bombardiers d’eau (ABE), déployés avec le soutien logistique de l’Armée nationale populaire (ANP).
Par : Akram Ouadah




