Par : M. Rahmani
A Annaba, la grève des boulangers n’a pas fait long feu et la plupart des boulangeries étaient opérationnelles dans l’après-midi de jeudi, rejointes hier par d’autres qui ont repris le travail.
Au débrayage le premier jour, mercredi passé, la grève a été bien suivie ; presque toutes les boulangeries étaient fermées et les citoyens ont dû cavaler pour chercher la baguette un peu partout, se déplaçant sur des kilomètres dans les petites localités pour en trouver, en vain.
Une situation qui a amené les mères de famille à se rabattre sur les pâtes pour des repas sans pain ou encore revenir à la préparation traditionnelle de la galette perdue de vue depuis plusieurs années dans certaines familles modernes. Encore faut-il avoir de la semoule à la maison et les ingrédients nécessaires tels que la levure et autres. Cela prend beaucoup de temps et un savoir-faire pour la préparation et la cuisson.
Certains ont tourné à leur avantage cette situation en proposant dans la rue la baguette à 30 DA, un prix indécent pour cet aliment de base indispensable que le citoyen consomme chaque jour et doit en acheter pour sa subsistance et celle de ses enfants. Il y en a bien sûr qui, contraints, le payent à ce prix pour éviter tous les tracas et les déplacements d’une boulangerie à l’autre et rentrer bredouille à la fin.
L’Union générale des commerçants et artisans algériens (UGCAA) avait, au départ, soutenu le mouvement et l’avait encadré tout en dépêchant au ministère du Commerce un représentant de la wilaya d’Annaba qui avait participé à une réunion pour une éventuelle révision à la hausse de la marge bénéficiaire des boulangers. Ladite réunion n’avait pas abouti à la satisfaction de cette revendication, les boulangers de la wilaya d’Annaba sont entrés en grève mercredi.
L’UGCAA avait lancé un appel au dialogue et à la retenue, mais les boulangers l‘ont rejeté catégoriquement et ont maintenu le mot d’ordre de grève. Dans un communiqué rendu public, cette dernière organisation professionnelle dit se démarquer de ce mouvement tout en appelant à la reprise du travail. Ce lâchage par l’UGCAA a fait son effet puisque la plupart des artisans boulangers ont effectivement repris le travail hier au grand bonheur des consommateurs qui ont poussé un ouf de soulagement. Le pain est désormais disponible un peu partout dans presque toutes les boulangeries.
Il est vrai que certains, des irréductibles, maintiennent leur mouvement contre vents et marées, mais ils ne tiendront pas vu qu’ils n’ont plus aucune incidence sur le cours des événements, leur moyen de pression n’étant plus aussi efficace que le premier jour.








