Par : Amar Ait Bara
Le projet d’installation d’une station de dessalement de l’eau de mer, venu à point nommé couronner les efforts que consacre l’Etat pour atténuer la crise d’eau à l’échelle national, n’a pas été aussi fructueux. Ainsi, le problème récurrent de la pénurie de l’eau et de sa distribution rationnée dans la ville d’Annaba se pose toujours et sera résolu avec le nouveau projet ambitieux relatif à l’installation d’une station moderne de dessalement. En outre, cette station de pompage de l’eau de mer pour son dessalement permettra d’éradiquer le problème de pénurie d’eau et supprimera définitivement sa rationalisation, mais ces promesses n’ont pas été tenues. Pour information, ce projet a été initié en début de l’année 2009 et devait avoir une importante capacité de l’ordre 50.000 mètres cubes d’eau. Mais ce dernier a été abandonné pendant plusieurs années pour différentes raisons, dont celle liée à l’enveloppe budgétaire ainsi que d’autres problèmes d’ordre technique et surtout de faisabilité. Ce projet de construction de la station de dessalement, lancé dans la wilaya d’El-Tarf, a été achevé après l’intervention du ministre des Ressources en eau qui a demandé la reprise des travaux dans les plus brefs délais. Selon les responsables, une fois réceptionné, il n’y aura plus de pénurie d’eau dans la wilaya de Annaba, surtout en été où elle était rationnée à un jour sur deux, confirment nos sources .On croit savoir également que celui-ci sera opérationnel à partir du mois de septembre prochain, bien sûr après l’installation des moteurs et des turbines et d’autres installations techniques tels que les groupes électrogènes et les accumulateurs, matériels d’accompagnements nécessaires d’ailleurs pour ce genre d’installations. Cette initiative a été prise par le ministre de tutelle lors de la journée internationale de l’eau, selon des sources proches de la direction centrale des ressources en eau. Cette station de dessalement est nécessaire, car la wilaya d’El-Tarf demeure le château d’eau en matière de distribution de ce liquide vital au profit de la wilaya d’Annaba, sauf que l’eau est fractionnée à un jour sur trois. En effet, à Annaba la rareté de l’eau se fait ressentir par la défaillance de la distribution, car le barrage de Bounamoussa ainsi que celui de Meksa, alimentent également en eau le complexe sidérurgique d’El Hadjar. Mais, selon le ministre, son secteur optera pour une rationalisation en eau dans la wilaya d’Annaba, mais le problème de la rationalisation de ce liquide se pose avec acuité même en hiver. Pourtant, l’Algérie est classée comme un pays pilote en matière de dessalement de l’eau de mer, à la faveur de la politique adoptée en matière de création de nombreuses stations à travers le territoire national. Pour information, ce même projet a été encore relancé en 2018, pour une capacité de 50.000 mètres cube puis abandonné encore une fois pour d’autres motifs que tout le monde ignore et on croit savoir qu’il s’agirait sans aucun doute de l’enveloppe budgétaire insufflée qui demeure insuffisant pour la réalisation de ce projet de grande envergure. Mais l’année 2021 a été la bonne pour la relance de ce projet nécessaire, et surtout indispensable, mais cette fois-ci sa capacité a encore augmentée pour atteindre les 180.000 m3et il sera réceptionné en principe la fin de l’année. Ce même projet est opérationnel selon nos sources en début d’année de 2022, après les essais d’usage effectués, suivis de la réception officielle. A l’échelle nationale, il existe 14 stations de dessalement de l’eau mer, réparties sur 14 wilayas, dont celle d’El-Tarf qui est installée dans la commune de Chatt, très proche de la wilaya d’Annaba, située à environ 20 km du chef-lieu de wilaya. Malgré ces efforts, l’eau se fait de plus en plus rare à la ville de Lalla Bouna et elle est souvent rationnée à 1 jour sur 4, voire plus.








