Un nouveau revers frappe les trafiquants de stupéfiants en Algérie. Près de 3,5 millions de comprimés de psychotropes ont été saisis, et onze individus ont été écroués à l’issue d’une vaste opération menée par la gendarmerie nationale. L’affaire a été rendue publique par le parquet national antiterroriste et de lutte contre la criminalité transnationale organisée près le tribunal Sidi M’hamed d’Alger, dans un communiqué publié ce lundi 2 février. Cette opération marque l’une des interventions les plus importantes de ces dernières années contre le trafic de psychotropes dans le pays.
L’enquête préliminaire, pilotée par le Service de recherche et d’investigation de la Gendarmerie nationale à Cheraga, a permis l’arrestation en flagrant délit de onze personnes faisant partie d’un groupe composé de 22 trafiquants. Le communiqué précise que la divulgation de leurs identités est conforme à la loi algérienne de lutte contre le trafic de drogue.
Les identités des suspects révélées
Les onze individus arrêtés sont : Bousoualim Abdellah, 45 ans ; Bougrine Abdelhak dit Oussama, 39 ans ; Ferhati Lies, 29 ans ; Azizi Sadek, 39 ans ; Madi Djamila, 31 ans ; Sahl Kamal, 56 ans ; Benmakhlouf Ayoub, 22 ans ; Limani Zoubir, 37 ans ; Delouli Mustapha, 34 ans ; Lakhel Adel dit Hami, 41 ans ; et Zerarda Djalal dit Louachi, 31 ans. Lors de leur interpellation, ils étaient en possession d’une quantité exceptionnelle de Prégabaline 300 mg, estimée à 3,441 millions de comprimés, destinée à être écoulée sur le marché national et transfrontalier. Onze autres membres du groupe sont toujours en fuite et font l’objet de recherches intensives.
Les onze suspects ont été déférés devant le parquet et poursuivis pour plusieurs chefs d’accusation graves, selon le communiqué : « le crime d’importation, de transport, d’expédition, de stockage et de possession illégaux de substances psychotropes en vue de leur vente dans le cadre d’une organisation criminelle transnationale », « le crime de contrebande aggravée portant atteinte à la sécurité et à la santé publiques », « le délit de blanchiment d’argent dans le cadre d’une organisation criminelle », « le délit de faux et usage de faux dans des documents administratifs » ainsi que « le délit de trafic de cryptomonnaies et de création et d’exploitation de plateformes de négociation de celles-ci ».
Par : S.A.B.








